J’accuse !

J’accuse !

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1919
  • Réalisateur : Abel Gance
  • Scénaristes : Abel Gance
  • Production : Pathé Frères
  • Distribution : Pathé Frères

Présence de la région Grand Est dans le film : mentions écrites : « Saint-Mihiel » (Meuse), « Hattonchâtel » (Meuse), « Seichprey » (Meurthe-et-Moselle), « Montsec » (Meuse) et carte du Nord-Est « Mon Alsace et ma Lorraine »

Le film d’Abel Gance, dont le titre se réfère à l’article d’Émile Zola publié au cours de l’affaire Dreyfus, est un plaidoyer contre la guerre. Le long-métrage J’accuse fait explicitement référence à la Première Guerre mondiale par les inscriptions qui apparaissent à l’écran pour situer les champs de bataille. Le film montre aussi la vie et l’attente des poilus dans les tranchées ; parmi ceux-ci figurent les deux principaux personnages du film : Jean Diaz (Romuald Joubé) et François Laurin (Séverin Mars). Les scènes de bataille ont été tournées lors des derniers mois pendant le conflit et sur les lieux-mêmes de celui-ci.

 

Synopsis : Le film met en relief deux hommes que tout sépare issus d’un même village. L’un, Jean Diaz, est poète et porte la joie de vivre ; l’autre, François Laurin est une brute qui rend sa femme Édith malheureuse, contrainte au mariage par son père. Jean et Édith tombent amoureux. La guerre éclate. Jean et François apprennent à se connaître pendant la guerre. Édith est déportée en Allemagne comme toutes les femmes de son village. Elle est violée par des soldats et parvient à s’échapper et rentre chez elle. Mais François meurt à la guerre. Quant à Jean, il devient fou, il a des visions macabres qui dénoncent et accusent les horreurs de la guerre et il finit par mourir également.

  • Drame
  • Historique

Le train de 8h47

Le train de 8h47

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1934
  • Réalisateur : Henry Wulschleger
  • Scénaristes : Léo Marchès, René Pujol
  • Production : Les Films Alex Nalpas
  • Distribution : Compagnie Française Cinématographique

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Bar-le-Duc (Meuse) : les quais, la salle d’attente et la façade de la gare SNCF, le boulevard de la Rochelle, l’escalier des 80 degrés, l’esplanade du Château, la rue de l’Horloge, la rue de l’Armurier et la rue Chavée
  • plans sur le château de Commercy (Meuse) et à la gare SNCF de Lérouville (Meuse)
  • produits régionaux : le journal « L’abeille de Bar-le-Duc » et le journal « La mouche de Commercy » (Meuse)
  • mentions écrites : « Est », « Bar-le-Duc » (Meuse) et la bière « La Meuse »
  • mentions sonores : “Saint-Mihiel”, “Commercy”, “Lérouville”, “Verdun”, “Bar-le-Duc” (Meuse) et “Est

Georges Courteline a effectué son service militaire à Bar-le-Duc au 13e Régiment de Chasseurs à cheval. Dans son roman Le train de 8h47 publié en 1888, il situe l’action en région barisienne ainsi que dans le train qui circulait entre les gares de Commercy et de Bar-le-Duc. Lorsqu’il tourne l’adaptation littéraire de l’ouvrage, Henry Wulschleger, extrêmement fidèle à la diégèse du roman, place sa caméra dans les endroits précis cités par le romancier. Les scènes dans les rues, venelles et escaliers de Bar-le-Duc sont restées dans toutes les mémoires.

 

Synopsis : Le brigadier La Guillaumette et son acolyte le soldat Croquebol du 202e chasseur de la caserne de Commercy sont envoyés à Saint-Mihiel avec pour mission de ramener des chevaux égarés. Se trompant de correspondance, ils se retrouvent le soir à Bar-le-Duc. Et commence alors une épopée à travers la ville qui durera toute la nuit…

  • Château
  • Comédie
  • Gare

Citizen Kane

Citizen Kane

  • Nationalité : États-Unis
  • Année de production : 1941
  • Réalisateur : Orson Welles
  • Scénaristes : Orson Welles et Herman J. Mankiewicz
  • Production : RKO Radio Pictures et Mercury Productions
  • Distribution : RKO Radio Pictures

Présence de la région Grand Est dans le film : plan sur le cimetière de Douaumont (Meuse)

Dans le premier quart du film, une rétrospective de la vie du milliardaire Charles Foster Kane est créée par une suite d’images qui se succèdent rapidement. Parmi celles-ci, nous découvrons un plan sur le cimetière de Douaumont.

 

Synopsis : À la mort du milliardaire Charles Foster Kane, grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu’il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.

  • Drame

Jeanne D’Arc

Jeanne D’Arc

  • Nationalité : États-Unis
  • Année de production : 1948
  • Réalisateur : Victor Fleming
  • Scénaristes : Maxwell Anderson et Andrew Solt
  • Production : Walter Wanger Productions Sociétés partenaires : Roger Wagner Chorale et The Playwrights' Company
  • Distribution : Balboa Film Distributors

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • mentions écrites : « Domrémy », « Vaucouleurs » (Meuse)
  • mentions sonores : “Vaucouleurs” (Meuse), Lorraine” et “Metz” (Moselle)

Jeanne D’Arc est historiquement liée à la Lorraine puisqu’elle est née en 1412 à Domrémy, village actuellement situé dans le département des Vosges. Dans le film de Victor Fleming, nous ne reconnaissons pas le territoire lorrain. Néanmoins, de nombreuses allusions évoquent la Lorraine.

 

Synopsis : L’épopée de Jeanne d’Arc, qui reçut l’ordre divin de délivrer son pays de l’envahisseur anglais.

  • Drame
  • Historique

L’Héritier

L’Héritier

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1973
  • Réalisateur : Philippe Labro
  • Scénaristes : Philippe Labro, Jacques Lanzmann
  • Production : Cinétel, Euro International Film, President Film
  • Distribution : Valoria Films, Mercury Films, Studio Canal

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scène à Thionville (Moselle)
  • plans sur les hauts-fourneaux et la vierge de Hayange (Moselle)
  • mentions sonores : « Fiche 36, Marceau, le contre-maître de l’atelier 4, à Cordell Thionville », « Quand nous visiterons l’usine de Thionville, après l’enterrement de mon père… », « Je veux bien vous concéder Saint-Nazaire et Longwy mais pas Thionville… » et « OK, une journée à Thionville et après je pars pour Rome »

Bart Cordell (Jean-Paul Belmondo) se rend à Thionville pour visiter l’une de ses usines et en rencontrer les ouvriers. Des plans du film montrent Notre-Dame de Hayange également appelée La Vierge de Hayange, symbole d’espoir qui illumine la ville. Pour l’anecdote, cette statue a subi plusieurs restaurations dont une majeure en 1982 et Jean-Paul Belmondo a fait partie des donateurs qui ont rendu possible cette rénovation..

 

Synopsis : Fils à papa et playboy renommé, Cordell se retrouve à la tête d’un véritable empire à la mort de son père. Pas vraiment préparé pour être un homme d’affaires, Cordell va devoir faire ses preuves…

  • Drame
  • Usine

Nos résistances

Nos résistances

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2011
  • Réalisateur : Romain Cogitore
  • Scénaristes : Romain Cogitore
  • Production : Cinema Defacto
  • Distribution : Shellac distribution

« Il s’agit avant tout d’univers et de puissance imaginative. Mon lieu de vie, l’endroit où j’ai grandi, nourrit mon imaginaire. Du pays Welche à la vallée de Munster, des collines du vignoble aux chaumes, des villes étudiantes jusqu’aux sommets désertés. La beauté de ces paysages, les cicatrices des guerres dans le relief de certains champs, les légendes qui peuplent les lieux-dits – les montagnes vosgiennes sont mon univers, ce que cela comporte comme charge émotionnelle, historique et légendaire. C’est donc de là, naturellement, que partent mes histoires. Filmer dans le massif vosgien, c’est le désir d’emmener les gens chez moi. »

Romain Cogitore (Dossier de presse officiel du film)

Une production soutenue par la région Lorraine, la région Alsace, la Communauté Urbaine de Strasbourg et le CNC.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Plainfaing et à Fontenoy-le-Château (Vosges)
  • scènes à Metzeral (Haut-Rhin)
  • scène à Lapoutroie (Haut-Rhin) : hôtel de l’étang du Devin

Le premier long-métrage de Romain Cogitore, né en Lorraine, nous plonge dans une histoire intime où l’Histoire percute la vie d’un groupe d’adolescents. Le film naît à partir d’une image. Le réalisateur explique : « La photo du groupe de maquisards où se trouvait mon grand-père au même âge que moi. Il posait avec une quinzaine de garçons regardant l’objectif. C’était une image saisissante : des jeunes gens vivant une vie d’aventuriers dans la forêt pouvaient donner naissance à une dramaturgie très forte ». Dans le film, si le maquis n’est pas situé géographiquement, Romain Cogitore a tenu à tourner en Alsace et dans les Vosges. Pour cet originaire de la région, les jeunes héros du film se battent pour préserver cette contrée.

 

Synopsis : Été 1944. François est un secouriste insouciant de dix-neuf ans, son désir secret est de pouvoir coucher avec son amoureuse. Un soir ils sont sur le point de franchir le pas, mais un résistant vient demander de l’aide. François monte au maquis pour impressionner la jeune fille et rejoint un groupe de quinze garçons immatures. Mais là-haut rien ne se passe comme prévu. La guerre les rattrape, marquant brutalement la fin d’une innocence et François se retrouve pris entre deux feux…

  • Drame
  • Forêt
  • Historique

Une enfance

Une enfance

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2015
  • Réalisateur : Philippe Claudel
  • Scénaristes : Philippe Claudel
  • Production : Les Films du Losange, France 3 Cinéma
  • Distribution : Les Films du Losange

« Je rêvais depuis longtemps de filmer la petite ville où je suis né et où je vis, une ville singulière, mi industrielle, mi campagnarde, et dont la composition sociologique permet de parler d’une certaine France d’aujourd’hui. »

« Dombasle est une cité industrielle située dans l’extrême banlieue de Nancy, en lisière de campagne. L’une de ses spécificités est d’avoir été modelée par la présence, dès la fin du XIXe siècle, d’une grosse usine qui fabriquait et fabrique encore, du carbonate de soude. Le groupe belge Solvay auquel elle appartient avait une philosophie paternaliste : il a fait construire des logements pour tous ses employés, de l’ouvrier au directeur, des écoles, une bibliothèque, un hôpital, un stade, une salle des fêtes. Ces bâtiments ont la particularité d’être en brique rouge comme en Belgique ou dans le nord de la France, ce qui est très inhabituel en Lorraine. Ce qui peut surprendre aujourd’hui c’est que bien des rues ont d’un côté des cités ouvrières comme celles dans laquelle habite Jimmy, le personnage principal, et de l’autre des maisons bourgeoises d’ingénieurs, de directeurs, à l’image de celle où a lieu le goûter d’anniversaire dans le film. Les deux décors, dans la réalité, se font face : dix mètres à peine les séparent. »

« Une autre curiosité de Dombasle, c’est l’intrication de la nature dans la ville. On ne voit jamais, il me semble, ce genre de paysage au cinéma. Dans cette ville, on passe sans transition d’un champ avec des vaches à un entrepôt industriel, des bords bucoliques d’une rivière ou d’un canal au corps monstrueux et bruyant d’une sorte de haut-fourneau. La nature est présente partout, et pas seulement dans les jardins ouvriers de la barre de cités ouvrières où nous avons tourné, dont l’abandon parle aussi de la fin d’un certain modèle social et d’un mode de vie. Là encore, les cartes semblent battues d’une façon qui n’existe plus guère aujourd’hui où les paysages sont soit industriels ou post-industriels, soit campagnards. Ici, tout coexiste, cohabite, tout s’interpénètre. Visuellement, c’est bien entendu quelque chose de formidable à exploiter, et cela permet aussi d’enrichir la psychologie et le parcours de Jimmy. Notez que, Une enfance, hélas, pourra être considéré et de façon indirecte comme un documentaire puisque les cités ouvrières où vit Jimmy ainsi que les jardins qui en dépendent ont été malheureusement détruits et rasés dès la fin du tournage ».

« Tous les lieux filmés sont ceux de mon enfance. Et curieusement, cela n’a pas beaucoup changé. Les chemins, les coteaux, les champs, les boqueteaux où je me promène sont ceux-là même où je me promenais enfant. Quand je vais à la pêche, c’est au bord des mêmes canaux, des mêmes étangs, des mêmes rivières que jadis. Nous traversions le barrage sur la Meurthe pour aller explorer l’Île aux corbeaux, comme Jimmy et Kevin le font dans le film. Nous piqueniquions près de l’ancienne piscine, comme eux avec leur grand-mère. Nous nous baignions aussi déjà dans le port du canal de la Marne au Rhin face à l’usine. Dans la scène où les enfants boivent de l’eau dans le cimetière, on voit dans l’arrière-plan la maison de mes parents qui sont morts maintenant. Ma maison d’enfance. Le cerisier sur lequel ils chapardent les fruits a été planté par mon père. Il y a dans tout le film une matière très intime, des échos constants à ma vie passée, à ma vie présente. »

Philippe Claudel (Dossier de presse officiel du film)

Une production soutenue par la région Lorraine.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) : l’usine Esco, la rue Sainte-Hélène, l’école Marcel Leroy, les rives de la Meurthe, etc.
  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : le parc de la Pépinière
  • scènes à Saint-Nicolas de Port (Meurthe-et-Moselle)
  • scènes à Damelevières (Meurthe-et-Moselle)

L’histoire se déroule l’été des 13 ans de Jimmy (Alexi Mathieu), un enfant qui « se cogne aux limites de sa petite ville et de sa vie heurtée ». La ville de Dombasle-sur-Meurthe est très présente dans le film puisque toute la vie de Jimmy s’y résume : son logement exigu, son école, ses camarades, ses terrains de jeu où il erre, le terrain de tennis dont il rêve. Obligé de s’occuper de son petit frère Kévin (Jules Gauzelin), il assume le rôle de chef de famille, rôle délaissé par les adultes du foyer. Dans une scène, son beau-père (Pierre Deladonchamp) le contraint à aller chercher de la drogue chez un dealer en lui confiant la somme d’argent nécessaire. Le sujet est lourd ; le film sombre.

Dans cette noirceur, quelques scènes illuminent l’écran. Parmi elles, celle dans laquelle Jimmy emmène Kévin au parc de la Pépinière à Nancy. Si les deux enfants habitent à la lisière de la cité, une seule séquence les autorise à quitter la petite ville de Dombasle-sur-Meurthe pour la grande métropole nancéienne. Lors de sa course, Jimmy a subtilisé un billet de vingt euros sur le montant donné par Duke. La scène suivante, il achète deux cornets de glace que les frères dégustent sur un banc. Des vingt-trois hectares du célèbre parc de la Pépinière, Philippe Claudel montre le marchand de gourmandises et la roseraie situés au centre du parc.

En moins d’une minute, le lieu est présenté comme un havre de paix, comme une parenthèse enchantée dans le quotidien des deux garçons. Même si la séquence est teintée de joie, n’occultons pas que les frères se trouvent essentiellement entourés d’autres enfants accompagnés, contrairement à eux, de leur famille. Kévin se plaint également à ce moment que les sachets de drogue cachés dans son slip lui provoquent des démangeaisons. À cet instant aussi, le désordre habituel ne les quitte pas.

L’insertion visuelle du parc de la Pépinière n’est pas assortie de mention orale. Il est donc probable que le public ne reconnaisse pas nécessairement le territoire nancéien. Pour Philippe Claudel, il s’agit avant tout d’ancrer la scène dans un lieu aux attributs particuliers et évocateurs : un espace de nature, entretenu et dédié aux loisirs.

Si le parc de la Pépinière est symbolique dans le film, Dombasle-sur-Meurthe reste le lieu phare de l’histoire. Philippe Claudel précise dans le dossier de presse du film, « Dombasle structure le récit de mon film ». Plus qu’un décor placé en arrière-plan, il confère au placement territorial filmique une fonction narrative primordiale : « J’avais envie de raconter Dombasle […] de raconter les paysages de Dombasle. […] Et j’avais très envie de filmer la rue Hélène ». Après le passage du tournage, la rue a été détruite. Le réalisateur tenait à immortaliser ce lieu particulier dans son film : «  J’aime tellement cette rue que j’avais envie de construire une histoire autour pour la fixer un petit peu en cinéma » (France3 région Lorraine, 9 juin 2014).

Nous comprenons que le point de départ de l’histoire est le territoire. Philippe Claudel affirme qu’il a imaginé tout son film à partir de celui-ci. Dombasle-sur-Meurthe forge la personnalité et l’histoire de Jimmy mais il fonde surtout le récit. La ville, grâce à ses nombreux visages, bâtit le film, scène après scène. S’il avait été tourné dans un autre endroit, le film n’aurait pas raconté la même histoire. Dans ces trois illustrations, le territoire élabore et porte la trame narrative du film ; cette insertion territoriale filmique est alors irremplaçable.

 

Synopsis : Au cours d’un trop long été, Jimmy, un enfant de 13 ans que les circonstances forcent à devenir trop vite adulte, se cogne aux limites de sa petite ville et de sa vie heurtée, entre une mère à la dérive et un beau-père qui le tient sous sa coupe.

 

  • Cimetière
  • Drame
  • Parc
  • Usine

Henry

Henry

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2010
  • Réalisateur : Pascal Rémy et Francis Kuntz
  • Scénaristes : Pascal Rémy et Francis Kuntz
  • Production : Les Films en Hiver, Canal +, CinéCinéma et Comédie !
  • Distribution : Shellac Distribution

Une production soutenue par la région Lorraine, le CNC, Procirep et Angoa-Agicoa

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : la place Stanislas, le parc de la Pépinière, la place Dombasle, le restaurant « L’Arrosoir », le Grand Hôtel de la Reine, la rue Stanislas, le cimetière de Préville, etc.
  • scènes à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle)
  • produit régional : bouteille d’alcool de mirabelle
  • mention écrite : panneau de circulation « Metz » (Moselle)
  • mention sonore : “Pont-à-Mousson” (Meurthe-et-Moselle), “Nancy” (Meurthe-et-Moselle)

Choisie par Pascal Rémy et Francis Kuntz pour leur film Henry, Nancy constitue le décor de la grande majorité des scènes du film. Ce cadre apporte du corps à la diégèse et au personnage principal.

Les réalisateurs campent un personnage magouilleur, menteur et méchant. Henry Colo (Francis Kuntz dit Kafka) tient un magasin de musique rue Stanislas en plein cœur de la ville. Il est guitariste pour des bals de provinces et, en parallèle, monte des arnaques bancales en profitant de la naïveté des gens. Pendant tout le film, nous suivons ce personnage et ses proches.

Des scènes-clés du film se déroulent sur la place Stanislas de Nancy, place emblématique de la ville. Le spectateur peut donc découvrir la place après ses travaux d’embellissement, organisés pour le 250e anniversaire de son inauguration. La place est embellie, réservée au piéton ; le pavage est d’origine (pavage clair avec diagonales foncées qui structurent l’espace). Francis Kuntz et Pascal Rémy posent leur caméra directement sur la place et tapissent l’image filmique. Dans ces séquences, Henry cherche à revendre une guitare de grande valeur qu’il a subtilisée à la mère d’un de ses amis défunt. Un client potentiel réside au Grand Hôtel de la Reine en bordure de la place. Des plans larges exposent les bâtiments, la célèbre statue de Stanislas Leszczynski puis la façade de l’établissement hôtelier. La scène se poursuit dans les pièces intérieures de l’hôtel, un décor conforme à la réalité.

Les cinéastes insistent sur la localisation de la diégèse tant dans la bande-son qu’à l’image : dialogues, panneaux directionnels, plaques d’immatriculation 54, divers endroits de Nancy. Henry Colo, surnommé « l’alcoolo de Nancy », boit de l’alcool de mirabelle, joue de la musique à la fête de la mirabelle, se rend à Metz, parle de Pont-à-Mousson. Manifestement, la localisation géographique de l’histoire a été pensée dès son écriture si bien que « les vagabondages dans Nancy sonnent à chaque pas comme un hommage à la ville » (La Semaine).

De plus, le film met en scène de nombreux figurants nancéiens, souvent en lien avec le monde de la nuit ou de la musique. Francis Kuntz et Pascal Rémy sont respectivement originaires d’Essey-les-Nancy et de Nancy.

 

Synopsis : Henry ne peut s’en empêcher : il faut qu’il truande, qu’il magouille, qu’il complote… Il n’y peut rien, c’est sa nature ! Coups tordus, compromissions, mensonges, trahisons sont le quotidien de ce guitariste de bal populaire de province. Et rien ne le répugne : faire interner sa sœur dépressive, spolier la mère éplorée d’un ami décédé, se compromettre avec un parti d’extrême droite…

  • Bar
  • Cimetière
  • Comédie
  • Parc
  • Place
  • Restaurant

Main dans la main

Main dans la main

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2012
  • Réalisateur : Valérie Donzelli
  • Scénaristes : Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, Gilles Marchand
  • Production : Rectangle Productions, Wild Bunch, France 3 Cinéma, Scope Pictures
  • Distribution : Wild Bunch Distribution, Moving Turtle

« Commercy est une commune située dans le département de la Meuse. La Meuse c’est la région de mon enfance. J’y ai passé toutes mes vacances petite car mes grands-parents (maternels et paternels) habitaient là-bas. Je connais bien les paysages lorrains et leur lumière, qui en automne sont vraiment magnifiques. Cela me faisait plaisir de retourner là-bas et de faire ainsi découvrir cette région à travers le film, région qui était si chère à ma mère ».

Valérie Donzelli (Dossier de presse du film)

Une production soutenue par la région Lorraine.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Commercy (Meuse) : l’avenue Stanislas, le château Stanislas, l’établissement « À la Cloche Lorraine », le passage Saint-Patrice, la rue de la Paroisse, l’avenue Voltaire, la place du Fer à Cheval, la rue Colson, la rue du Dr Boyer, etc.
  • plans sur les côtes de Meuse
  • stock-shots sur la campagne meusienne
  • produit régional : boîte individuelle avec une Madeleine Royale de Commercy (Meuse) à l’intérieur
  • mentions écrites : boîtes postales « Commercy » et « Void-Vacon » (Meuse)
  • mentions sonores : “Commercy” , « né à Bar-le-Duc, 55 Meuse » , « Il faut que je rentre / Où ça ? / A Commercy / La ville des madeleines ? / Commercy, chic on va manger des madeleines ! »

Dans son film, Valérie Donzelli campe des personnages très différents qui ne pourront plus se séparer. Hélène Marchal (Valérie Lemercier), parisienne jusqu’au bout des ongles, rencontre Joachim Fox (Jérémie Elkaïm), originaire de Commercy (Meuse). Les deux premières séquences montrent les différences entre les protagonistes. Jojo apparaît sur un skateboard dans la forêt meusienne, au cœur d’une nature automnale vaste et calme. L’image est balayée de droite à gauche : nous découvrons un court plan de la tour Eiffel autour de laquelle volent une douzaine de pigeons. Ces vols en toute liberté vont contraster avec le plan suivant. Hélène et Constance (Béatrice de Staël) se confient l’une à l’autre, coincées dans un recoin exigu de l’opéra Garnier, filmées à contre-jour devant les grilles en fer forgé. Immédiatement, nous voyons en Jojo l’authenticité et la liberté alors que le personnage d’Hélène semble compliqué et complexé. Le spectateur fait connaissance des deux personnages principaux dès le début du film mais découvrira Jojo en profondeur lors des scènes se déroulant dans sa famille, à Commercy. La réalisatrice s’exprime sur le tournage de ces séquences difficiles à mettre en scène : « Je ne voulais pas jouer la province contre Paris, encore moins me moquer de cette famille, aux antipodes du monde d’Hélène. C’est délicat de ne pas avoir l’air de juger lorsque la majorité du film suit d’autres personnages qu’eux : en l’occurrence, Hélène et Jojo, à Paris ». Ici, les origines familiales de Joachim conditionnent son statut social qui vient en opposition à celui de son binôme Hélène (Valérie Lermercier), bourgeoise parisienne.

Par ailleurs, elle présente Commercy comme « la ville des madeleines ». Dès leur arrivée dans la ville, les Parisiennes du film se rendent au magasin « À la cloche lorraine », ancienne adresse de production du célèbre gâteau. La madeleine symbolise le territoire commercien et matérialise les racines familiales de Joachim. Dans la séquence finale, Joachim a déménagé pour New York ; il est donc loin de chez lui. Pour annoncer la naissance de son fils, sa sœur (Valérie Donzelli) lui adresse un petit colis : une madeleine « Royale » emballée individuellement et présentée dans sa boîte en bois au décor traditionnel. La réalisatrice met en scène un produit régional pour créer une allégorie de l’identité territoriale de son personnage.

 

Synopsis : Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.

  • Château
  • Comédie dramatique
  • Place
  • Produit

Il y a longtemps que je t’aime

Il y a longtemps que je t’aime

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2008
  • Réalisateur : Philippe Claudel
  • Scénaristes : Philippe Claudel
  • Production : UGC YM, Integral Film, France 3 Cinéma, UGC Images, Sofica UGC 1 et Sofica Soficinéma 4
  • Distribution : UGC Distribution

« Nancy est une ville magnétique ! »

Philippe Claudel (Propos recueillis pour L’Express le 8 janvier 2010)

« Cette histoire devait se passer en province, je n’aurais pas pu l’imaginer ailleurs, ni la tourner ailleurs. Le fait que le tournage se soit passé presque entièrement à Nancy était pour moi indispensable. Il y allait de la crédibilité totale du projet. »

Philippe Claudel (Dossier de presse officiel du film)

« Comme Nancy et la région ont été partenaires, moi j’étais très heureux. Ça me permettait d’être dans des endroits que j’aime, que je connais très bien, de faire travailler aussi des gens de la région […] Ça me permettait aussi de dessiner une sorte d’autobiographie. Les lieux que j’ai choisis sont tous des lieux qui ont un sens dans ma vie […] Tous les lieux qui ont été choisis, ou qui sont seulement aperçus, témoignent un peu comme cela d’une histoire personnelle. »

Philippe Claudel (Propos recueillis par Benoît Thevenin le 20 mars 2008)

Une production soutenue par la région Lorraine, la ville de Nancy, la Communauté Urbaine du Grand Nancy

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : le campus Lettres et Sciences Humaines et Sociales (Université de Lorraine), le parc de la Pépinière, la piscine Nancy-Thermal, le musée des Beaux-Arts, le cinéma Caméo Saint-Sébastien, la place d’Alliance, la place Stanislas, plusieurs restaurants dont la brasserie « L’Excelsior » et « Le Grand Café Foy », de nombreux bars et cafés de la ville, des rues du centre-ville telles la rue Saint-Jean, la rue Gilbert, la rue Stanislas et la rue Pierre Fourier
  • scène à Goin (Moselle) : l’aéroport Nancy-Metz
  • scènes à Nancy au Musée des Beaux-Arts (Meurthe et Moselle) : devant les tableaux « La Douleur » et « Jeune Nancéienne sous la neige », Emile Friant
  • mention écrite : inscription « Nancy » sur le tee-shirt de Luc (Serge Hazanavicius)
  • mentions sonores : “Lorraine”, “Nancy”, « ASNL… il n’y a pas plus supporter que moi »

Il y a longtemps que je t’aime se déroule entièrement à Nancy et dans les environs. À la fois insertion contextuelle et qualifiante, la ville accueille la plupart des scènes, construit l’identité des personnages et implante la narration dans un décor clairement affiché.

En effet, le film fourmille de scènes où le spectateur explore la ville à l’instar du personnage de Juliette. En effet, ce personnage (interprété par Christine Scott Thomas) arrive en Lorraine au début du film invité par sa sœur Léa (Elsa Zylberstein) et ne connait pas la ville. Léa enseigne au campus Lettres et Sciences Humaines de Nancy ; deux scènes se passent au parc de la Pépinière ; les sœurs partagent un moment de complicité à la piscine Nancy-Thermal ; Juliette se promène dans le centre-ville de Nancy, visite le musée des Beaux-Arts et se détend dans plusieurs cafés de la ville.

Le réalisateur ne s’est pas contenté de placer uniquement des lieux emblématiques nancéiens, il nourrit son film grâce à des références culturelles. Citons par exemple que le conjoint de Léa est un fervent supporter du club de football de Nancy, l’ASNL (Association Sportive Nancy Lorraine) et que les personnages commentent le tableau « La Douleur » du peintre lorrain Émile Friant. Philippe Claudel précise : « Il était important pour le film que l’histoire soit ancrée en province. Mes personnages sont des provinciaux. J’avais aussi envie de filmer des lieux chargés d’un riche passé historique, de souvenirs personnels, d’émotions » (Philippe Claudel, propos recueillis pour L’Express.fr).

Le réalisateur a multiplié les références visuelles et sonores à la région : il affiche pleinement la localisation diégétique de son film. La ville de Nancy imprègne tout le film.

 

Synopsis : Pendant 15 années, Juliette n’a eu aucun lien avec sa famille qui l’avait rejetée. Elle retrouve sa jeune sœur Léa alors que la vie les a violemment séparées. cette dernière l’accueille chez elle avec son mari Luc, son beau-père et leurs fillettes.

 

  • Bar
  • Drame
  • Parc
  • Place
  • Restaurant