La volante

La volante

  • Nationalité : France, Belgique, Luxembourg
  • Année de production : 2015
  • Réalisateur : Christophe Ali, Nicolas Bonilauri
  • Scénaristes : Christophe Ali
  • Production : Cinema Defacto
  • Distribution : Bac Films

Une production du film soutenue par la région Lorraine.

Présence de la région Grand Est dans le film : scènes à Metz (Moselle), l’hôpital Sainte-Blandine, le bar La Cigale, la librairie Géronimo, la place d’Armes, les salons et les escaliers de l’Hôtel de Ville

La volante débute à Metz, au carrefour situé près de l’église Sainte-Thérèse. Thomas (Malik Zidi), 27 ans, conduit sa femme à la maternité, de nuit et en urgence. Sur le trajet, il percute un jeune homme et le blesse mortellement. Le tournage du film a eu lieu, en partie, dans la ville mosellane. À l’image, ce placement territorial est retenu ; cependant, ni mention écrite ni dialogue ne précisent la localisation diégétique du film.

Dans le film, « le décor joue plus un rôle anecdotique. Ce n’est pas un film où la région est actrice » (Le Républicain Lorrain. 26 août 2015). Les réalisateurs expliquent qu’ils désiraient tourner en province pour favoriser l’identification des spectateurs. Leur choix s’est porté sur la ville de Metz par les hasards des financements régionaux. Une scène du film se passe au bar-café « La Cigale » mais celui-ci est très difficilement identifiable car il a été rebaptisé le « Sans souci » pour le tournage. Ainsi, si plusieurs scènes clés du film se déroulent dans des lieux importants de la ville – l’hôtel de ville ou l’hôpital Sainte-Blandine –, ces placements territoriaux appartiennent-ils à la catégorie des furtifs (Lehu, 2005) : ils sont tellement discrets qu’ils restent difficilement identifiables.

 

Synopsis : Alors qu’il emmène sa femme à la maternité pour accoucher, Thomas percute et tue un jeune homme sur la route. Marie-France, la mère de ce dernier, ne parvient pas à se remettre du drame. Neuf ans plus tard, Marie-France devient la secrétaire de Thomas sans qu’il sache qui elle est. Peu à peu, elle s’immisce dangereusement dans sa vie et sa famille jusqu’à lui devenir indispensable.

  • Bar
  • Place
  • Thriller

L’étrange couleur des larmes de ton corps

L’étrange couleur des larmes de ton corps

  • Nationalité : France, Belgique, Luxembourg
  • Année de production : 2014
  • Réalisateur : Hélène Cattet, Bruno Forzani
  • Scénaristes : Hélène Cattet, Bruno Forzani
  • Production : Anonymes Films, Tobina Films
  • Distribution : Shellac

« Villa Majorelle. Cette maison de maître, construite de 1901 à 1902 pour Louis Majorelle par les architectes Henri Sauvage et Lucien Weissenburger dans le style École de Nancy, est une pièce maîtresse de l’architecture typique de l’Art nouveau français. »

« Villa Bergeret. Cet hôtel particulier a été dessiné dans le style École de Nancy par l’architecte Lucien Weissenburger, et construit entre 1905 et 1905 pour l’imprimeur Albert Bergeret. »

Dossier de presse du film

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : la Villa Majorelle – par exemple, nous pouvons voir la cheminée de céramique d’Alexandre Bigot, la Villa Bergeret – le vitrail de Joseph Janin dans le jardin d’hiver de l’hôtel est particulièrement valorisé

L’étrange couleur des larmes de ton corps s’appuie sur une esthétique Art Nouveau « qui est par essence l’antithèse du pastiche et de l’imitation. Il faut peut-être y voir ici une volonté pour Cattet et Forzani de se détacher de l’œuvre purement référentielle en produisant une forme originale, inventive et nouvelle d’images en mouvement. Un parallèle intéressant et subtil d’un cinéma prenant son essor, son indépendance dans une esthétique colorée aux formes courbes et organiques ancré dans les années 1970 » (Bazou Sébastien, 2015, « L’étrange couleur des larmes de ton corps », Artefake L’art de l’illusion).

Ainsi les réalisateurs ont-ils mis en adéquation les décors avec l’essence esthétique de leur film. L’appartement n°7 du film emprunte son décor à la Villa Majorelle de Nancy, première maison résolument construite dans le style Art Nouveau au début du XXe siècle. La Villa Bergeret, hôtel particulier dessiné dans le style École de Nancy, a été également choisie.

Les réalisateurs ont trouvé d’autres fleurons de l’Art Nouveau en Belgique et au Luxembourg ; ils les ont intégrés aux décors de leur film. Ces placements cinégéniques révèlent la potentielle synergie entre le territoire et les propriétés esthétiques du film.

 

Synopsis : Une femme disparaît. Son mari enquête sur les conditions étranges de sa disparition. L’a-t-elle quitté ? Est-elle morte ? Au fur et à mesure qu’il avance dans ses recherches, son appartement devient un gouffre d’où toute sortie paraît exclue…

  • Horreur
  • Thriller

Party Girl

Party Girl

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2014
  • Réalisateur : Samuel Theis, Claire Burger, Marie Amachoukeli-Barsacq
  • Scénaristes : Samuel Theis, Claire Burger, Marie Amachoukeli-Barsacq
  • Production : Elzévir Films, CNC, Canal +
  • Distribution : Pyramide Distribution

« En fait au départ, on voulait faire une scène dans une fête foraine. Je me suis souvenue que moi petite, je suis venue souvent à Chambley avec mon père et en fait, ça nous a paru évident. Tout à coup, il y avait une cinégénie dans cette situation, une vraie féérie, quelque chose d’assez magique, de tous ces ballons comme ça dans le ciel. On s’est dit que c’était des images qu’on pouvait avoir nulle part ailleurs. […] C’est vraiment une mise en lumière d’un coin qu’on voit très rarement en fait au cinéma, d’un milieu populaire qui aussi sous-exploité au cinéma. Même l’accent qu’il y a dans ce coin précis de la Lorraine, c’est un accent très ignoré. Les français ne connaissent pas du tout cet endroit. C’est une vraie spécificité, une vraie singularité qu’on veut mettre en avant ».

Claire Burger, Co réalisatrice (propos recueillis pour My Lorraine le 23 mai 2014)

La Communauté Urbaine de Strasbourg, le CNC et la région Lorraine ont soutenu la production du film.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scène à Chambley (Meurthe-et-Moselle) : Lorraine Mondial Air Ballons
  • scènes à Forbach (Moselle) :  le café Belvetti
  • scènes à Metz, Saulny, Spicheren, Hombourg-Haut, Petite-Rosselle et Freyming-Merlebach (Moselle)
  • scène à Strasbourg (Haut-Rhin)
  • mentions écrites : plaques d’immatriculation 57 (Moselle)
  • mentions sonores : “commune de Forbach” et “Metz” (Moselle)

Le film Party Girl est une biographie, celle de la mère de Samuel Theis, le coauteur du film. Le film raconte la vraie vie d’Angélique (Angélique Litzenburger), ancienne prostituée et mère de quatre enfants qu’elle n’a pas élevés. Nous la découvrons à 60 ans, résidente à temps plein d’un bar à hôtesses près de Forbach (Moselle). Cette fêtarde de toujours décide de changer de vie lorsque Michel (Joseph Bour), un client régulier du bar, la demande en mariage.

L’essentiel du tournage s’est déroulé dans le cabaret près de Forbach, dans le bassin à la fois houiller et minier. Les réalisateurs du film sont dans une démarche proche du mouvement du cinéma-vérité (Graff, 2011) ou du néo-réalisme (Bazin, 1957) : ils utilisent le réel, font tourner des acteurs non professionnels, filment des décors existants. Pour preuve, ils engagent la mère de Samuel Theis, Angélique Litzenburger pour jouer son propre rôle. L’ancrage lorrain de la diégèse est partie prenante de la narration filmique : « En faisant le portrait d’Angélique, à travers son histoire intime, c’est aussi toute une région et une classe sociale qui se racontent. En partant d’elle, on pouvait rendre compte de ce qu’est la vie d’une entraîneuse, ce qu’elle induit pour une vie de famille. Mais aussi parler de ces hommes de la région, anciennement mineurs. Que font ces gens, qui sont-ils, qu’ont-ils à dire ? Il s’agissait pour nous d’amener le cinéma en Lorraine, auprès de cette famille, de ces entraîneuses, dans des endroits où il n’a pas l’habitude d’aller » (Dossier de presse du film).

Party Girl est un film qui se focalise sur Angélique et son entourage, personnages marqués par leur identité régionale (fonction qualifiante). Le récit filmique témoigne de la déshérence sociale de Forbach, véritable « tableau fragmentaire d’un bout de province française à cheval sur sa frontière avec l’Allemagne, tant géographiquement que linguistiquement et culturellement » (Les inrocks. 26 août 2014). Dans le film, tant la population que le territoire lorrain représentent le sujet du film.

 

Synopsis : Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser.

  • Bar
  • Drame

La clinique de l’amour

La clinique de l’amour

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2012
  • Réalisateur : Artus de Penguern et Gábor Rassov
  • Scénaristes : Artus de Penguern et Gábor Rassov
  • Production : Iris Production, 24 25 Films, Litswa, Iris Films, Drimage
  • Distribution : Rezo Films

Une production soutenue par la région Lorraine.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scène à Metz (Moselle) : le parvis de l’église Saint-Clément
  • scène à Amnéville (Moselle) : le zoo

Dans le film, Arthur De Penguern et Gabor Rassov ont tourné une scène de tension au zoo d’Amnéville. Ce décor est immédiatement lisible comme étant un zoo sans que la distinction de celui-ci ne soit possible. Une scène se déroule également  sur le parvis de l’église Saint-Clément à Metz. Le temps du tournage, l’équipe de production s’est installée dans le quartier du Pontiffroy de la ville mosellane.

 

Synopsis : « La clinique de l’amour ! » c’est « Urgences » traité à la manière de « Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? » et « Un poisson nommé Wanda« . Des histoires d’amour (torrides), d’argent, de trahisons (odieuses), dans une clinique au bord de la ruine où s’affrontent John et Michael (chirurgiens), sournoisement manipulés par Samantha, une garce aussi cupide que fatale sous les yeux (magnifiques) d’une ravissante infirmière, du doux nom de “Priscilla”. Une comédie pour tous, de 12 à 122 ans !

  • Comédie
  • Église
  • Parc

La fin du silence

La fin du silence

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2011
  • Réalisateur : Roland Edzard
  • Scénaristes : Roland Edzard
  • Production : Unlimited, Swift productions, Dorfilms, Les films de l'étranger, Galerie Heine, Poly-son
  • Distribution : Equation

« La première chose que je savais du film, c’est qu’il se tournerait là. Ce décor, dans la montagne, dans la forêt autour d’une maison isolée dans les Vosges, m’a toujours guidé. Cette histoire ne pouvait pas se passer dans une ville ni même dans un village. »

Roland Edzard (Dossier de presse du film)

« C’est carrément un personnage à part entière ! »

Philippe Avril, Directeur d’Unlimited Production lors de la première projection du film au palais des festivals de Cannes

« C’est un territoire que je connais bien, que j’ai beaucoup arpenté pour aller chez les copains, à travers la forêt. J’ai grandi à Lapoutroie et j’ai tourné le film entre l’Alsace et Plainfaing. »

Roland Edzard, Vosges matin. 14 septembre 2012

Une production soutenue par la région Alsace, la région Lorraine, la Communauté urbaine de Strasbourg  / Avec le concours des bureaux d’accueil des tournages du Grand Est.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Grendelbruch (Bas Rhin) : le refuge du Hohbuhl STIG Club Vosgien
  • scènes à Plainfaing (Vosges)

La fin du silence concentre son action dans « une maison isolée dans les Vosges » et dans la forêt environnante. Nous apprenons dans le dossier de presse du film que les repéreurs ont eu quelques difficultés à trouver le décor principal du film : « C’est après plusieurs semaines de recherche que le lieu idéal a enfin été trouvé dans les Vosges. Un lieu qui a entièrement satisfait le réalisateur. Un lieu isolé qui a abrité l’équipe durant la quasi-totalité du tournage » (Dossier de presse du film). L’ambiance du film est oppressante et ce sont les décors naturels qui créent cette atmosphère pesante : « Le massif des Vosges a une force tellurique et minérale. […] Le massif, la forêt et ses sapins apportent des fonds colorés, verts, sombres. Dans ce film, je voulais aussi jouer avec l’élément eau. La pluie, les sources… Ce sont des choses très présentes dans les Vosges et dans le film, il pleut beaucoup… Il faut reconnaître que j’ai plutôt donné une image rude et dure de la nature environnante qui n’est pas facile à amadouer. Le paysage fait partie du drame » (Vosges Matin, 14 septembre 2012). Ces scènes extérieures sont réellement forgées par la spécificité du territoire vosgien et par les conditions météorologiques qui lui sont liées. Les deux aspects marchent de concert afin de créer l’esthétique désirée par Roland Edzard. Ainsi la forêt des Vosges est-elle omniprésente dans La fin du silence.

 

Synopsis : Une dispute éclate dans une maison isolée des Vosges. Jean, le fils cadet de la famille, est jeté dehors. Il rejoint des chasseurs pour une battue et apprend à tuer. La nuit suivante, la voiture de sa mère est incendiée. On l’accuse. Jean disparaît alors dans la forêt…

  • Drame
  • Forêt
  • Thriller

Tous les soleils

Tous les soleils

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2011
  • Réalisateur : Philippe Claudel
  • Scénaristes : Philippe Claudel
  • Production : UGC YM, TF1 Droits Audiovisuels, France 3 Cinéma, Sofica UGC 1, A Plus Image 2
  • Distribution : UGC Distribution, Benelux Film Distributors, Pathé Films, TF1 International

Strasbourg « est une ville dont j’aime l’esthétique, ses ambiances différentes selon les quartiers. J’aime aussi son expression sonore. On y entend toutes les langues de l’Europe. Dans les rues, on y parle Espagnol, Allemand, Portugais, Italien, comme Alessandro qui ne se rend pas vraiment compte que la musique qu’il enseigne fait écho à une sorte de deuil qui se prolonge depuis la mort brutale de sa femme. Le temps a passé, son deuil n’est plus douloureux, il s’est même créé l’illusion d’un bonheur, mais il lui manque cette chose essentielle qu’est le sentiment amoureux. »

Philippe Claudel (Dossier de presse du film)

 

Une production soutenue par la région Alsace, la Communauté Urbaine de Strasbourg, le CNC, la région Lorraine et Procirep / Angoa-Agicoa

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Strasbourg (Alsace) : nombreuses au centre-ville, sur les quais, etc.
  • scènes dans les environs de Schirmeck (Alsace)
  • scènes à Froville (Meurthe-et-Moselle) : le prieuré
  • scène à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : la Maison des Jeunes et de la Culture Lillebonne
  • scène dans la forêt de Saint-Quirin (Moselle) : la maison forestière « La Marcairerie »

D’une part, Philippe Claudel a choisi de situer  l’action de son film essentiellement à Strasbourg parce que, vivant à Nancy, il connaît bien la région. D’autre part, le réalisateur entendait ainsi renforcer l’une des thématiques de son film, le multiculturalisme. Strasbourg, siège du Parlement européen et de fait à la croisée des cultures, était un lieu tout désigné (sources Allociné).

Dans le film, le réalisateur Philippe Claudel occupe les locaux de la Maison des Jeunes et de la Culture Lillebonne de Nancy, le temps de quelques séquences. Alessandro (Stefano Accorsi) fait partie d’un ensemble vocal et le groupe se réunit régulièrement pour mener ses répétitions. La salle de la MJC, relativement commune, ne permet pas l’identification du lieu. Les connaisseurs reconnaîtront néanmoins l’escalier intérieur du bâtiment faisant partie du patrimoine culturel nancéien.

 

Synopsis : Alessandro est un professeur italien de musique baroque. Il vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l’impression d’avoir deux adolescents à élever, alors qu’il ne se rend même pas compte qu’il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d’autant plus qu’il est entouré d’une bande de copains dont la fantaisie burlesque l’empêche de se sentir seul. Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

  • Comédie
  • Église
  • Forêt

Nos résistances

Nos résistances

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2011
  • Réalisateur : Romain Cogitore
  • Scénaristes : Romain Cogitore
  • Production : Cinema Defacto
  • Distribution : Shellac distribution

« Il s’agit avant tout d’univers et de puissance imaginative. Mon lieu de vie, l’endroit où j’ai grandi, nourrit mon imaginaire. Du pays Welche à la vallée de Munster, des collines du vignoble aux chaumes, des villes étudiantes jusqu’aux sommets désertés. La beauté de ces paysages, les cicatrices des guerres dans le relief de certains champs, les légendes qui peuplent les lieux-dits – les montagnes vosgiennes sont mon univers, ce que cela comporte comme charge émotionnelle, historique et légendaire. C’est donc de là, naturellement, que partent mes histoires. Filmer dans le massif vosgien, c’est le désir d’emmener les gens chez moi. »

Romain Cogitore (Dossier de presse officiel du film)

Une production soutenue par la région Lorraine, la région Alsace, la Communauté Urbaine de Strasbourg et le CNC.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Plainfaing et à Fontenoy-le-Château (Vosges)
  • scènes à Metzeral (Haut-Rhin)
  • scène à Lapoutroie (Haut-Rhin) : hôtel de l’étang du Devin

Le premier long-métrage de Romain Cogitore, né en Lorraine, nous plonge dans une histoire intime où l’Histoire percute la vie d’un groupe d’adolescents. Le film naît à partir d’une image. Le réalisateur explique : « La photo du groupe de maquisards où se trouvait mon grand-père au même âge que moi. Il posait avec une quinzaine de garçons regardant l’objectif. C’était une image saisissante : des jeunes gens vivant une vie d’aventuriers dans la forêt pouvaient donner naissance à une dramaturgie très forte ». Dans le film, si le maquis n’est pas situé géographiquement, Romain Cogitore a tenu à tourner en Alsace et dans les Vosges. Pour cet originaire de la région, les jeunes héros du film se battent pour préserver cette contrée.

 

Synopsis : Été 1944. François est un secouriste insouciant de dix-neuf ans, son désir secret est de pouvoir coucher avec son amoureuse. Un soir ils sont sur le point de franchir le pas, mais un résistant vient demander de l’aide. François monte au maquis pour impressionner la jeune fille et rejoint un groupe de quinze garçons immatures. Mais là-haut rien ne se passe comme prévu. La guerre les rattrape, marquant brutalement la fin d’une innocence et François se retrouve pris entre deux feux…

  • Drame
  • Forêt
  • Historique

Une enfance

Une enfance

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2015
  • Réalisateur : Philippe Claudel
  • Scénaristes : Philippe Claudel
  • Production : Les Films du Losange, France 3 Cinéma
  • Distribution : Les Films du Losange

« Je rêvais depuis longtemps de filmer la petite ville où je suis né et où je vis, une ville singulière, mi industrielle, mi campagnarde, et dont la composition sociologique permet de parler d’une certaine France d’aujourd’hui. »

« Dombasle est une cité industrielle située dans l’extrême banlieue de Nancy, en lisière de campagne. L’une de ses spécificités est d’avoir été modelée par la présence, dès la fin du XIXe siècle, d’une grosse usine qui fabriquait et fabrique encore, du carbonate de soude. Le groupe belge Solvay auquel elle appartient avait une philosophie paternaliste : il a fait construire des logements pour tous ses employés, de l’ouvrier au directeur, des écoles, une bibliothèque, un hôpital, un stade, une salle des fêtes. Ces bâtiments ont la particularité d’être en brique rouge comme en Belgique ou dans le nord de la France, ce qui est très inhabituel en Lorraine. Ce qui peut surprendre aujourd’hui c’est que bien des rues ont d’un côté des cités ouvrières comme celles dans laquelle habite Jimmy, le personnage principal, et de l’autre des maisons bourgeoises d’ingénieurs, de directeurs, à l’image de celle où a lieu le goûter d’anniversaire dans le film. Les deux décors, dans la réalité, se font face : dix mètres à peine les séparent. »

« Une autre curiosité de Dombasle, c’est l’intrication de la nature dans la ville. On ne voit jamais, il me semble, ce genre de paysage au cinéma. Dans cette ville, on passe sans transition d’un champ avec des vaches à un entrepôt industriel, des bords bucoliques d’une rivière ou d’un canal au corps monstrueux et bruyant d’une sorte de haut-fourneau. La nature est présente partout, et pas seulement dans les jardins ouvriers de la barre de cités ouvrières où nous avons tourné, dont l’abandon parle aussi de la fin d’un certain modèle social et d’un mode de vie. Là encore, les cartes semblent battues d’une façon qui n’existe plus guère aujourd’hui où les paysages sont soit industriels ou post-industriels, soit campagnards. Ici, tout coexiste, cohabite, tout s’interpénètre. Visuellement, c’est bien entendu quelque chose de formidable à exploiter, et cela permet aussi d’enrichir la psychologie et le parcours de Jimmy. Notez que, Une enfance, hélas, pourra être considéré et de façon indirecte comme un documentaire puisque les cités ouvrières où vit Jimmy ainsi que les jardins qui en dépendent ont été malheureusement détruits et rasés dès la fin du tournage ».

« Tous les lieux filmés sont ceux de mon enfance. Et curieusement, cela n’a pas beaucoup changé. Les chemins, les coteaux, les champs, les boqueteaux où je me promène sont ceux-là même où je me promenais enfant. Quand je vais à la pêche, c’est au bord des mêmes canaux, des mêmes étangs, des mêmes rivières que jadis. Nous traversions le barrage sur la Meurthe pour aller explorer l’Île aux corbeaux, comme Jimmy et Kevin le font dans le film. Nous piqueniquions près de l’ancienne piscine, comme eux avec leur grand-mère. Nous nous baignions aussi déjà dans le port du canal de la Marne au Rhin face à l’usine. Dans la scène où les enfants boivent de l’eau dans le cimetière, on voit dans l’arrière-plan la maison de mes parents qui sont morts maintenant. Ma maison d’enfance. Le cerisier sur lequel ils chapardent les fruits a été planté par mon père. Il y a dans tout le film une matière très intime, des échos constants à ma vie passée, à ma vie présente. »

Philippe Claudel (Dossier de presse officiel du film)

Une production soutenue par la région Lorraine.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) : l’usine Esco, la rue Sainte-Hélène, l’école Marcel Leroy, les rives de la Meurthe, etc.
  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : le parc de la Pépinière
  • scènes à Saint-Nicolas de Port (Meurthe-et-Moselle)
  • scènes à Damelevières (Meurthe-et-Moselle)

L’histoire se déroule l’été des 13 ans de Jimmy (Alexi Mathieu), un enfant qui « se cogne aux limites de sa petite ville et de sa vie heurtée ». La ville de Dombasle-sur-Meurthe est très présente dans le film puisque toute la vie de Jimmy s’y résume : son logement exigu, son école, ses camarades, ses terrains de jeu où il erre, le terrain de tennis dont il rêve. Obligé de s’occuper de son petit frère Kévin (Jules Gauzelin), il assume le rôle de chef de famille, rôle délaissé par les adultes du foyer. Dans une scène, son beau-père (Pierre Deladonchamp) le contraint à aller chercher de la drogue chez un dealer en lui confiant la somme d’argent nécessaire. Le sujet est lourd ; le film sombre.

Dans cette noirceur, quelques scènes illuminent l’écran. Parmi elles, celle dans laquelle Jimmy emmène Kévin au parc de la Pépinière à Nancy. Si les deux enfants habitent à la lisière de la cité, une seule séquence les autorise à quitter la petite ville de Dombasle-sur-Meurthe pour la grande métropole nancéienne. Lors de sa course, Jimmy a subtilisé un billet de vingt euros sur le montant donné par Duke. La scène suivante, il achète deux cornets de glace que les frères dégustent sur un banc. Des vingt-trois hectares du célèbre parc de la Pépinière, Philippe Claudel montre le marchand de gourmandises et la roseraie situés au centre du parc.

En moins d’une minute, le lieu est présenté comme un havre de paix, comme une parenthèse enchantée dans le quotidien des deux garçons. Même si la séquence est teintée de joie, n’occultons pas que les frères se trouvent essentiellement entourés d’autres enfants accompagnés, contrairement à eux, de leur famille. Kévin se plaint également à ce moment que les sachets de drogue cachés dans son slip lui provoquent des démangeaisons. À cet instant aussi, le désordre habituel ne les quitte pas.

L’insertion visuelle du parc de la Pépinière n’est pas assortie de mention orale. Il est donc probable que le public ne reconnaisse pas nécessairement le territoire nancéien. Pour Philippe Claudel, il s’agit avant tout d’ancrer la scène dans un lieu aux attributs particuliers et évocateurs : un espace de nature, entretenu et dédié aux loisirs.

Si le parc de la Pépinière est symbolique dans le film, Dombasle-sur-Meurthe reste le lieu phare de l’histoire. Philippe Claudel précise dans le dossier de presse du film, « Dombasle structure le récit de mon film ». Plus qu’un décor placé en arrière-plan, il confère au placement territorial filmique une fonction narrative primordiale : « J’avais envie de raconter Dombasle […] de raconter les paysages de Dombasle. […] Et j’avais très envie de filmer la rue Hélène ». Après le passage du tournage, la rue a été détruite. Le réalisateur tenait à immortaliser ce lieu particulier dans son film : «  J’aime tellement cette rue que j’avais envie de construire une histoire autour pour la fixer un petit peu en cinéma » (France3 région Lorraine, 9 juin 2014).

Nous comprenons que le point de départ de l’histoire est le territoire. Philippe Claudel affirme qu’il a imaginé tout son film à partir de celui-ci. Dombasle-sur-Meurthe forge la personnalité et l’histoire de Jimmy mais il fonde surtout le récit. La ville, grâce à ses nombreux visages, bâtit le film, scène après scène. S’il avait été tourné dans un autre endroit, le film n’aurait pas raconté la même histoire. Dans ces trois illustrations, le territoire élabore et porte la trame narrative du film ; cette insertion territoriale filmique est alors irremplaçable.

 

Synopsis : Au cours d’un trop long été, Jimmy, un enfant de 13 ans que les circonstances forcent à devenir trop vite adulte, se cogne aux limites de sa petite ville et de sa vie heurtée, entre une mère à la dérive et un beau-père qui le tient sous sa coupe.

 

  • Cimetière
  • Drame
  • Parc
  • Usine

Main dans la main

Main dans la main

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2012
  • Réalisateur : Valérie Donzelli
  • Scénaristes : Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, Gilles Marchand
  • Production : Rectangle Productions, Wild Bunch, France 3 Cinéma, Scope Pictures
  • Distribution : Wild Bunch Distribution, Moving Turtle

« Commercy est une commune située dans le département de la Meuse. La Meuse c’est la région de mon enfance. J’y ai passé toutes mes vacances petite car mes grands-parents (maternels et paternels) habitaient là-bas. Je connais bien les paysages lorrains et leur lumière, qui en automne sont vraiment magnifiques. Cela me faisait plaisir de retourner là-bas et de faire ainsi découvrir cette région à travers le film, région qui était si chère à ma mère ».

Valérie Donzelli (Dossier de presse du film)

Une production soutenue par la région Lorraine.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Commercy (Meuse) : l’avenue Stanislas, le château Stanislas, l’établissement « À la Cloche Lorraine », le passage Saint-Patrice, la rue de la Paroisse, l’avenue Voltaire, la place du Fer à Cheval, la rue Colson, la rue du Dr Boyer, etc.
  • plans sur les côtes de Meuse
  • stock-shots sur la campagne meusienne
  • produit régional : boîte individuelle avec une Madeleine Royale de Commercy (Meuse) à l’intérieur
  • mentions écrites : boîtes postales « Commercy » et « Void-Vacon » (Meuse)
  • mentions sonores : “Commercy” , « né à Bar-le-Duc, 55 Meuse » , « Il faut que je rentre / Où ça ? / A Commercy / La ville des madeleines ? / Commercy, chic on va manger des madeleines ! »

Dans son film, Valérie Donzelli campe des personnages très différents qui ne pourront plus se séparer. Hélène Marchal (Valérie Lemercier), parisienne jusqu’au bout des ongles, rencontre Joachim Fox (Jérémie Elkaïm), originaire de Commercy (Meuse). Les deux premières séquences montrent les différences entre les protagonistes. Jojo apparaît sur un skateboard dans la forêt meusienne, au cœur d’une nature automnale vaste et calme. L’image est balayée de droite à gauche : nous découvrons un court plan de la tour Eiffel autour de laquelle volent une douzaine de pigeons. Ces vols en toute liberté vont contraster avec le plan suivant. Hélène et Constance (Béatrice de Staël) se confient l’une à l’autre, coincées dans un recoin exigu de l’opéra Garnier, filmées à contre-jour devant les grilles en fer forgé. Immédiatement, nous voyons en Jojo l’authenticité et la liberté alors que le personnage d’Hélène semble compliqué et complexé. Le spectateur fait connaissance des deux personnages principaux dès le début du film mais découvrira Jojo en profondeur lors des scènes se déroulant dans sa famille, à Commercy. La réalisatrice s’exprime sur le tournage de ces séquences difficiles à mettre en scène : « Je ne voulais pas jouer la province contre Paris, encore moins me moquer de cette famille, aux antipodes du monde d’Hélène. C’est délicat de ne pas avoir l’air de juger lorsque la majorité du film suit d’autres personnages qu’eux : en l’occurrence, Hélène et Jojo, à Paris ». Ici, les origines familiales de Joachim conditionnent son statut social qui vient en opposition à celui de son binôme Hélène (Valérie Lermercier), bourgeoise parisienne.

Par ailleurs, elle présente Commercy comme « la ville des madeleines ». Dès leur arrivée dans la ville, les Parisiennes du film se rendent au magasin « À la cloche lorraine », ancienne adresse de production du célèbre gâteau. La madeleine symbolise le territoire commercien et matérialise les racines familiales de Joachim. Dans la séquence finale, Joachim a déménagé pour New York ; il est donc loin de chez lui. Pour annoncer la naissance de son fils, sa sœur (Valérie Donzelli) lui adresse un petit colis : une madeleine « Royale » emballée individuellement et présentée dans sa boîte en bois au décor traditionnel. La réalisatrice met en scène un produit régional pour créer une allégorie de l’identité territoriale de son personnage.

 

Synopsis : Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.

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