La Reine Margot

La Reine Margot

  • Nationalité : française
  • Année de production : 1994
  • Réalisateur : Patrice Chéreau
  • Scénaristes : Patrice Chéreau, Danièle Thompson
  • Production : Renn Productions
  • Distribution : Pathé Films, AMLF

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes tournées à Reims (Marne) : Bibliothèque de l’Ancien collège des Jésuites, 1 place Museux

À l’été 1993, Patrice Chéreau a tourné quelques scènes au musée Saint-Remi et à l’ancien collège des jésuites, pour son célèbre film La Reine Margot.

Le mariage d’Henri et de Marguerite a été tourné dans la basilique de Saint-Quentin dans l’Aisne, les cathédrales Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Reims étant trop fréquentées. Certaines scènes sont tournées à Paris dans le 4e arrondissement (cathédrale Notre-Dame de Paris, parvis Notre-Dame – place Jean-Paul-II et île de la Cité).

La majeure partie du film se passe au Louvre (galeries, couloirs, chambres, sous-sols, cours, jardins…). La reconstitution des scènes n’a pas lieu en studio mais est tournée sur différents lieux en France : Bordeaux (Gironde), l’ancien collège des jésuites de Reims, la forêt de Compiègne et Senlis (Oise), le château de Maulnes à Cruzy-le-Châtel (Yonne), Rambouillet (Yvelines), Nanterre (Hauts-de-Seine) ainsi que les Studios Éclair à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) – (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Reine_Margot_(film,_1994).

 

Isabelle Adjani sur le tournage (crédits : www.lunion.fr)

Valérie Chopin, adjointe au patrimoine du musée Saint-Remi se souvient du tournage du film : « Nous faisions partie de la soixantaine de figurants. La scène dans laquelle j’étais présente avait lieu dans l’escalier des matines, auquel on accède au bout de la salle des tapisseries, au musée Saint-Remi, raconte-t-elle. Catherine de Médicis et La Môle, interprétés par Virna Lisi et Vincent Pérez, se disputaient. Patrice Chéreau, qui était très concentré et pointilleux, avait fait refaire la scène quinze fois. Je me souviens de Vincent Pérez qui, après m’avoir écrasé plusieurs fois le pied en dévalant l’escalier, m’avait présenté ses excuses à la fin du tournage. Non seulement il était beau, mais également charmant ! » (Valérie Coulet – L’Union)

Avant le début du tournage à Reims, Valérie Chopin avait dû, avec une collègue du musée, faire quelques retouches sur des centaines de livres en plâtre destinés à remplir les étagères de la bibliothèque de l’ancien collège des jésuites. «  Comme tous les livres d’origine avaient disparu depuis longtemps, Patrice Chéreau et son décorateur avaient décidé de faire fabriquer ces livres en plâtre peint. Et franchement, le résultat était blufflant ! Pendant le transport, certains faux livres avaient reçu des pocs. Comme tout devait être parfait, nous avions été chargées de redonner des petits coups de pinceau… Avec l’installation de Sciences-Po place Museux, ces éléments de décor ont été remisés dans une réserve du musée, rue Martin-Peller… » (Valérie Coulet – L’Union)

Le tournage de la scène dans la magnifique bibliothèque de l’ancien collège des jésuites, dans laquelle intervient Isabelle Adjani, Valérie Chopin n’a pas pu y assister. « Personne ne pouvait voir la star du film car elle était très protégée et il était hors de question que même le personnel du musée puisse l’approcher », livre-t-elle. Personne, à l’exception d’un heureux chanceux : Marc Bouxin, alors directeur des lieux. (Valérie Coulet – L’Union)

Synopsis : Elle est belle, elle est catholique, elle est la soeur du roi, elle s’appelle Marguerite de Valois. Son frère l’a surnommée Margot. Il est protestant, on dit qu’il est mal élevé, mal rasé, qu’il sent l’ail et la sueur. Il s’appelle Henri de Navarre. On les marie de force. C’est une manoeuvre politique : il faut réconcilier les Français déchirés par les guerres de religion. Ils sont trois frères, le roi Charles IX, Anjou son cadet et Alençon le plus jeune. Ils aiment Margot, ils l’aiment trop, d’une passion équivoque et possessive. Pourtant ils sont tous là, ils rient, ils dansent, ils font semblant de s’amuser. Le chef de cette famille c’est Catherine de Médicis. Elle a appris à ses enfants la duplicité et l’amour du pouvoir. Mais dans la canicule de ce mois d’août terrible la haine et la peur vont bientôt tout étouffer. Car Madame Catherine règne à la place de son fils Charles mais c’est Anjou qu’elle aime. C’est à lui qu’elle veut offrir un royaume en paix. A quel prix ? A n’importe quel prix.

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