Les nuits d’été

Les nuits d’été

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2015
  • Réalisateur : Mario Fanfani
  • Scénaristes : Mario Fanfani, Gaëlle Macé, Philippe Mangeot
  • Production : 24 Mai Production, France 3 Cinéma
  • Distribution : Le Pacte

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Schiltigheim (Bas-Rhin) : la brasserie Schutzenberger et la Maison des Sociétés
  • scènes à Strasbourg (Bas-Rhin) : l’ancienne Manufacture de Tabac, le Café Brant et le Château de Pourtalès, les appartements privés des rues de la Broque, Gottfried, des Juifs et du Temple Neuf, la rue des Pucelles …
  • scènes à Oberhausbergen (Bas-Rhin) : la rue de la Colline
  • scènes à Wolfisheim (Bas-Rhin) : le fort Kléber
  • scènes à Wangenbourg (Bas-Rhin) : la Maison Forestière du Spitzberg
  • mention écrite : « Metz » (Moselle) dans le synopsis du film

Si l’histoire se situe à Metz, l’essentiel du tournage a eu lieu en Alsace, autour de la ville de Strasbourg.

Synopsis : Metz, 1959. Michel, un respectable notaire de province et sa femme Hélène qui partage son temps entre les œuvres caritatives et l’éducation de leur fils, forment un couple exemplaire. Le tableau serait banal si Michel ne dissimulait un lourd secret : tous les week-ends, il s’absente dans sa résidence secondaire pour devenir Mylène sous le regard de Flavia, travesti expérimenté et ancien camarade de la drôle de guerre. Sous son influence, le lieu devient la Villa Mimi, point de ralliement d’une petite communauté d’hommes qui jouent librement à être des femmes…

  • Bar
  • Drame
  • Fort
  • Restaurant

Les sentiers de la gloire

Les sentiers de la gloire

  • Nationalité : États-Unis
  • Année de production : 1975
  • Réalisateur : Stanley Kubrick
  • Scénaristes : Stanley Kubrick, Jim Thompson, Calder Willingham
  • Production : Bryna Productions, Harris-Kubrick Productions, United Artists
  • Distribution : Ciné Classic

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Verdun et à Douaumont (Meuse)
  • mention écrite : « Verdun » (Meuse)

 

Synopsis : En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée « La fourmilière ». Au moment de l’attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d’avancer…

  • Drame
  • Guerre
  • Historique

Nous n’irons plus au bois

Nous n’irons plus au bois

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1968
  • Réalisateur : Georges Dumoulin
  • Scénaristes : Catherine Varlin
  • Production : Sofracima, Société Nouvelle de Cinématographie
  • Distribution : Vidéo Standard

Présence de la région Grand Est dans le film : scènes dans la forêt de la Woëvre (Meuse).

 

Synopsis : À la fin de 1944, dans la forêt de la Woëvre, au nord de la Meuse, un groupe de jeunes résistants tient le maquis. Ils sont une douzaine, la plupart très jeunes, dirigés par Saint-Brice. Une jeune fille, agent de liaison, Lise, se joint parfois à eux. Un jour, quatre allemands tombent sur les maquisards. Ce sont des déserteurs, après quelques réticences, ils sont admis dans la communauté. Lise tombe amoureuse de l’un d’eux, Werner, dont elle devient la maîtresse, tout en continuant de participer activement à l’action du maquis…

  • Drame
  • Forêt
  • Guerre

Un amour impossible

Un amour impossible

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2017
  • Réalisateur : Catherine Corsini
  • Scénaristes : Catherine Corsini, Laurette Polmanss
  • Production : Chaz Productions
  • Distribution : Le Pacte

« L’équipe a découvert à Gérardmer un « décor merveilleux. » » Vosges Matin, 4 juillet 2017

« Les membres de l’équipe sont ravis du décor qu’ils ont découvert ici. Pour la plupart d’entre eux, ils ne connaissaient pas la région »

Un des figurants, Vosges Matin, 5 juillet 2017

 

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Géradmer (Vosges), le lac, le ponton et le Lido
  • scènes à Reims (Marne) : notamment la médiathèque Falala
  • scènes tournées à Verzy (Marne) : sites des faux

L’action se déroule sur le ponton du Lido et certains scènes sont tournées sur le lac à bord de pédalos des années 50/60. Sur l’affiche, en arrière-plan de l’image, nous voyons le lac de Gérardmer, lieu primordial dans le film.

Lac de Gérardmer. laplainedesvosgesinfo.fr
Lac de Gérardmer. laplainedesvosgesinfo.fr
Lac de Gérardmer. laplainedesvosgesinfo.fr
Photo d’archives Vosges Matin
Photo d’archives Vosges Matin

Synopsis : L’histoire d’Un amour impossible, selon la présentation de son éditeur, Flammarion : « Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense à Châteauroux à la fin des années 1950. Pierre, érudit, issu d’une famille bourgeoise, fascine Rachel, employée à la Sécurité Sociale. Il refuse de l’épouser, mais ils font un enfant. L’amour maternel devient pour Rachel et Christine le socle d’une vie heureuse. Pierre voit sa fille épisodiquement. Des années plus tard, Rachel apprend qu’il la viole. Le choc est immense. Un sentiment de culpabilité s’immisce progressivement entre la mère et la fille. »

  • Drame
  • Lac

Alleluia

Alleluia

  • Nationalité : France et Belgique
  • Année de production : 2013
  • Réalisateur : Fabrice Du Welz
  • Scénaristes : Fabrice Du Welz, Vincent Tavier, Romain Protat
  • Production : Radar Films, Panique, Savage Film, One Eyed, Versus Production, Canal+
  • Distribution : Carlotta Films

« Des scènes du film ont pour décor la ferme du Valendon et son incroyable panorama ».

Est Républicain, 16 octobre 2013

 

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Montmédy (Meuse) : le cinéma Lux, l’ancienne friterie à l’entrée de la ville, la ferme du Valendon, etc.
  • scènes à Marville (Meuse)
  • scènes à Longuyon (Meurthe-et-Moselle)

En 2013, l’équipe d’Alleluia a tourné quasiment trois mois dans le Longuyonnais (Meurthe et Moselle) et ses environs. À l’écran, le gîte La Buissonnière, situé à Petit-Xivry, est devenu la maison de Gabriella (Anne-Marie Loop). Nous apercevons également l’église du village. De Longuyon, nous découvrons l’ancienne discothèque Le Malibu ou encore l’hôtel-restaurant Le Mas. Enfin, l’ancienne friterie à l’entrée de Montmédy (Meuse) a repris du service et la façade du cinéma Lux sert de décor dans les ultimes plans du film.

Tournage à Petit-Xivry. Rose Hardouin/Républicain Lorrain
Les spectateurs attentifs et habitants du secteur reconnaîtront la façade du cinéma Lux de Montmédy dans les ultimes plans du film Alleluia. Elle y rougeoie de mille éclats ! Photo Samuel MOREAU/Républicain Lorrain

Synopsis : Lorsque Gloria accepte de rencontrer Michel, contacté par petite annonce, rien ne laisse présager la passion destructrice et meurtrière qui naîtra de leur amour fou…

  • Drame
  • Horreur
  • Romance
  • Thriller

Hamlet

Hamlet

  • Nationalité : États-Unis, France, Espagne, Angleterre
  • Année de production : 1990
  • Réalisateur : Franco Zeffirelli
  • Scénaristes : Franco Zeffirelli, Christopher De Vore
  • Production : Studio Canal, Warner Bros.
  • Distribution : Warner Bros.

Présence de la région Grand Est dans le film : scènes à Thionville (Moselle)

 

Synopsis : Hamlet, le prince du Danemark, découvre que son oncle Claudius a tué son père pour accéder au trône et décide de se venger …

  • Drame

La Provinciale

La Provinciale

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1980
  • Réalisateur : Claude Goretta
  • Scénaristes : Claude Goretta, Jacques Kirsner, Rosine Rochette
  • Production : France 3 Cinéma, Gaumont, Phenix Production
  • Distribution : Gaumont Distribution

Présence de la région Grand Est dans le film : scènes à Homécourt (Meurthe-et-Moselle)

Au début du film, l’usine dans laquelle travaillait Christine (Nathalie Baye) est en grève depuis un an. Ses compétences de dessinatrice en bâtiment ne lui permettent pas de retrouver un emploi et de gagner sa vie. À Paris, elle espère résoudre ses problèmes mais, au contraire, elle rencontre humiliations et déceptions. En définitive, elle décide de retrouver ses terres lorraines.

 

Synopsis : Christine, dessinatrice industrielle, quitte sa Lorraine natale pour tenter sa chance à Paris. Entre deux demandes d’emploi, elle rencontre Claire, jeune comédienne et mère de deux enfants. Elles ont toutes les deux trente ans, n’ont ni position sociale assurée, ni amour garanti. Face aux déboires dûs à la crise, les deux jeunes femmes vont réagir différemment…

  • Drame

Bye Bye Blondie

Bye Bye Blondie

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2012
  • Réalisateur : Virginie Despentes
  • Scénaristes : Virginie Despentes
  • Production : Red Star Cinéma, Frakas Productions, Vega Films, Exception Wild Bunch, Master Movie
  • Distribution : Happiness Distribution

« Nancy est la ville où j’ai grandi. J’avais envie de filmer Nancy, j’aimerais bien la filmer plus. […] Je trouve que les lieux où on a habité et où il s’est passé quelque chose de fort, c’est super intéressant de les filmer. »

« Le Totem, c’est un endroit que je n’ai jamais connu à Nancy mais c’était bien à filmer. […] et j’ai adoré filmer l’extérieur, par exemple, de la Porte de la Craffe, dans la scène de la baston. »

« J’aurais aimé aussi pouvoir filmer des acteurs lorrains, avec l’accent […] parce que je crois que c’est un accent qu’on n’entend jamais ; j’ai l’impression d’aller au cinéma depuis des années sans jamais entendre l’accent de chez moi. »

Virginie Despentes, propos recueillis par Raphaëlle Chargois, le 23 mars 2012

 « Ce n’est pas que personnel, ça fait vraiment partie de l’histoire que ce soit ici, que ce soit ma ville comptait beaucoup pour moi. Je voulais qu’il y ait quelques images de Nancy, parce que moi aussi je viens de Nancy ! Quand je suis revenue pour le tournage, j’avais annoncé à toute l’équipe que ça allait être dur, que c’est une ville rude, et en fait il faisait super beau, c’était super joli. Dans mon souvenir, j’en avais fait une ville beaucoup plus dure que ce qu’elle est. »

Virgine Despentes, propos recueillis par l’Est Républicain, le 9 mars 2012

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : la porte de la Craffe et la Synagogue de la ville
  • scènes à Maxéville (Meurthe-et-Moselle) : l’espace artistique « Le T.O.T.E.M.»
  • plans sur Nancy (Meurthe-et-Moselle) : panoramique sur la ville, quartier gare, pont des fusillés, etc.

Avec ce film, Virginie Despentes désirait explorer la culture punk. La réalisatrice alterne les scènes se déroulant dans les années 80 avec des scènes contemporaines. Le film nous décrit la rencontre de Gloria (Béatrice Dalle) et de Frances (Emmanuelle Béart) dans leur adolescence et dans leur vie d’adulte. Originaires de Nancy, les deux personnages sont séparés par la vie jusqu’à ce que Frances, installée à Paris, revienne dans l’Est de la France pour revoir son amour passé. Les flashbacks campent un territoire marqué par un contexte social et économique difficile : « Dans les années 80, Nancy faisait partie d’une région précocement touchée par la crise et il n’y a pas de punk sans crise. J’ai été marquée par tout ça, par la vision de Longwy, à 100 km de Nancy, avec ses rues entières désertées… En quelques mois, tout était terminé : une ville peut faire faillite. C’est très impressionnant quand tu es ado » (Virginie Despentes, dossier de presse du film).

Les scènes où se retrouvent les jeunes punks dans le film se situent dans les vieux quartiers de Nancy, à la Porte de la Craffe ou encore à la grande synagogue de la ville. Afin de garantir le réalisme de ses séquences filmiques, Virginie Despentes a choisi de tourner dans des endroits qu’elle a autrefois fréquentés et qui ont été marqués par ce contexte historique.

Crédit : Redstar
Capture du film
Capture du film

Artiste sculpteur, Gloria « porte une énergie de vie, destroy » et « vit comme elle en a toujours eu envie et c’est une grande richesse intellectuelle, émoti­onnelle et spirituelle » (Dossier de presse). La réalisatrice place son personnage au T.O.T.E.M. à Nancy, Art factory dédié à la création. Lieu unique dans l’Est de la France, le T.O.T.E.M. est une des dernières grandes « friches artistiques » du paysage hexagonal. Cet espace singulier, à la fois atelier et résidence d’artistes, réunit des territoires d’expérimentation et de liberté, des salles de spectacles et d’expositions, un bar et un club.

Dans le film, nous voyons Gloria évoluer dans un large domaine ouvert, composé d’un bar, de canapés et de zones occupées par les artistes. Ici, ce n’est pas tant la ville de Nancy qui est placée qu’un lieu particulier de celle-ci. La localisation de l’espace artistique n’est pas importante. En revanche, les spécificités du lieu sont choisies pour leur adéquation au personnage filmique et leur cohérence avec sa situation. Virginie Despentes ne donne pas les indices suffisants pour s’assurer la reconnaissance exacte du T.O.T.E.M. car ce qui compte n’est pas l’identification du lieu mais bien que ses caractéristiques soient intelligibles.

 

Synopsis : Gloria et Frances se sont rencontrées dans les années 80. Elles se sont aimées comme on s’aime à seize ans : drogue, sexe et rock&roll. Puis la vie les a séparées et elles ont pris des chemins très différents. Vingt ans après, Frances revient chercher Gloria…

  • Art
  • Drame
  • Gare
  • Romance

Suite française

Suite française

  • Nationalité : France, Belgique, Luxembourg
  • Année de production : 2015
  • Réalisateur : Christophe Ali, Nicolas Bonilauri
  • Scénaristes : Christophe Ali
  • Production : Cinéma De facto
  • Distribution : Bac Films

« Il était fondamental pour l’équipe de tourner les extérieurs de Bussy sur une vraie place de village avec une mairie. En trouver une qui ne soit pas trop modernisée et qui puisse être fermée à la circulation pendant le tournage a été compliqué. C’est la ville de Marville qui a convaincu tout le monde lors des premiers repérages. Marville est restée depuis des années relativement à l’écart du modernisme. On n’y trouve ni magasins à la mode, ni panneaux publicitaires, ni panneaux de signalisation routière, ni antennes sur le toit des maisons ».

« C’est le type même de ville occidentale un peu abîmée par le temps, pleine de charme. Une route y mène, une autre en sort, et au milieu trône une église. Nous pouvions filmer à 360° alors que dans la plupart des films historiques, on manque d’argent, on n’a le droit de filmer que ce coin-ci ou on ne peut se permettre de décorer que ce coin-là. »

Saul Dibb (Dossier de presse du film)

Présence de la région Grand Est dans le film : scènes à Marville (Meuse)

Dans le film, Madame Angellier (Christine Scott Thomas) et sa belle-fille Lucile (Michelle Williams) sont contraintes d’accepter la présence de soldats allemands dans leur demeure située à Marville. Le village est donc un des lieux principaux du film.

Pour ces scènes, Saul Dibb cherchait un décor naturel, un lieu qui symboliserait un village français occupé pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans la diégèse, l’histoire se déroule à Bussy (Seine-et-Marne) mais les lieux dans leur état actuel ne permettaient pas de créer l’illusion désirée. Finalement, le réalisateur arrête son choix sur la commune de Marville pour son architecture et ses façades. Le village a accueilli les scènes de l’invasion des troupes allemandes en 1940. Ici, le territoire placé dans le film fonctionne comme un marqueur spatio-temporel.

En amont du tournage du film Suite française, les Marvillois et leurs visiteurs avaient pu assister à la transformation progressive du village meusien en bourg du Centre de la France à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Républicain Lorrain
En amont du tournage du film Suite française, les Marvillois et leurs visiteurs avaient pu assister à la transformation progressive du village meusien en bourg du Centre de la France à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Républicain Lorrain
La Grande Place de Marville. Photo DR/Thibault VANIER
Marville. Vosges Matin
Originaire de Verdun, la société M3 Production avait participé au tournage de Suite française, notamment pour assurer le recrutement des nombreux figurants nécessaires sur le plateau. Photo DR/M3 Production

Synopsis : Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’œil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

 

  • Drame
  • Église
  • Guerre
  • Historique
  • Place
  • Romance

Party Girl

Party Girl

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2014
  • Réalisateur : Samuel Theis, Claire Burger, Marie Amachoukeli-Barsacq
  • Scénaristes : Samuel Theis, Claire Burger, Marie Amachoukeli-Barsacq
  • Production : Elzévir Films, CNC, Canal +
  • Distribution : Pyramide Distribution

« En fait au départ, on voulait faire une scène dans une fête foraine. Je me suis souvenue que moi petite, je suis venue souvent à Chambley avec mon père et en fait, ça nous a paru évident. Tout à coup, il y avait une cinégénie dans cette situation, une vraie féérie, quelque chose d’assez magique, de tous ces ballons comme ça dans le ciel. On s’est dit que c’était des images qu’on pouvait avoir nulle part ailleurs. […] C’est vraiment une mise en lumière d’un coin qu’on voit très rarement en fait au cinéma, d’un milieu populaire qui aussi sous-exploité au cinéma. Même l’accent qu’il y a dans ce coin précis de la Lorraine, c’est un accent très ignoré. Les français ne connaissent pas du tout cet endroit. C’est une vraie spécificité, une vraie singularité qu’on veut mettre en avant ».

Claire Burger, Co réalisatrice (propos recueillis pour My Lorraine le 23 mai 2014)

La Communauté Urbaine de Strasbourg, le CNC et la région Lorraine ont soutenu la production du film.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scène à Chambley (Meurthe-et-Moselle) : Lorraine Mondial Air Ballons
  • scènes à Forbach (Moselle) :  le café Belvetti
  • scènes à Metz, Saulny, Spicheren, Hombourg-Haut, Petite-Rosselle et Freyming-Merlebach (Moselle)
  • scène à Strasbourg (Haut-Rhin)
  • mentions écrites : plaques d’immatriculation 57 (Moselle)
  • mentions sonores : “commune de Forbach” et “Metz” (Moselle)

Le film Party Girl est une biographie, celle de la mère de Samuel Theis, le coauteur du film. Le film raconte la vraie vie d’Angélique (Angélique Litzenburger), ancienne prostituée et mère de quatre enfants qu’elle n’a pas élevés. Nous la découvrons à 60 ans, résidente à temps plein d’un bar à hôtesses près de Forbach (Moselle). Cette fêtarde de toujours décide de changer de vie lorsque Michel (Joseph Bour), un client régulier du bar, la demande en mariage.

L’essentiel du tournage s’est déroulé dans le cabaret près de Forbach, dans le bassin à la fois houiller et minier. Les réalisateurs du film sont dans une démarche proche du mouvement du cinéma-vérité (Graff, 2011) ou du néo-réalisme (Bazin, 1957) : ils utilisent le réel, font tourner des acteurs non professionnels, filment des décors existants. Pour preuve, ils engagent la mère de Samuel Theis, Angélique Litzenburger pour jouer son propre rôle. L’ancrage lorrain de la diégèse est partie prenante de la narration filmique : « En faisant le portrait d’Angélique, à travers son histoire intime, c’est aussi toute une région et une classe sociale qui se racontent. En partant d’elle, on pouvait rendre compte de ce qu’est la vie d’une entraîneuse, ce qu’elle induit pour une vie de famille. Mais aussi parler de ces hommes de la région, anciennement mineurs. Que font ces gens, qui sont-ils, qu’ont-ils à dire ? Il s’agissait pour nous d’amener le cinéma en Lorraine, auprès de cette famille, de ces entraîneuses, dans des endroits où il n’a pas l’habitude d’aller » (Dossier de presse du film).

Party Girl est un film qui se focalise sur Angélique et son entourage, personnages marqués par leur identité régionale (fonction qualifiante). Le récit filmique témoigne de la déshérence sociale de Forbach, véritable « tableau fragmentaire d’un bout de province française à cheval sur sa frontière avec l’Allemagne, tant géographiquement que linguistiquement et culturellement » (Les inrocks. 26 août 2014). Dans le film, tant la population que le territoire lorrain représentent le sujet du film.

Tournage du film de Samuel Theis à l’église du Wiesberg. Les techniciens ont installé de grands projecteurs pour donner de la lumière à l’intérieur du bâtiment. Républicain Lorrain
Tournage du film de Samuel Theis à l’église du Wiesberg où est réalisée une scène de communion. Républicain Lorrain
De g. à d. : Virginie Cheval, scripte ; Antoine Chevrollier, 1er assistant réalisateur ; Julien Poupard ; Claire Burger, réalisatrice ; Ronan Boudier, 1er assistant opérateur ; Alma Galy-Nadal, 2e assistant réalisateur ; Marie Amachoukeli, réalisatrice ; Samuel Theis, réalisateur ; Mathieu Villien, chef opérateur du son – DR

Synopsis : Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser.

  • Bar
  • Drame
  • Sidérurgie