Bye Bye Blondie

Bye Bye Blondie

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2012
  • Réalisateur : Virginie Despentes
  • Scénaristes : Virginie Despentes
  • Production : Red Star Cinéma, Frakas Productions, Vega Films, Exception Wild Bunch, Master Movie
  • Distribution : Happiness Distribution

« Nancy est la ville où j’ai grandi. J’avais envie de filmer Nancy, j’aimerais bien la filmer plus. […] Je trouve que les lieux où on a habité et où il s’est passé quelque chose de fort, c’est super intéressant de les filmer. »

« Le Totem, c’est un endroit que je n’ai jamais connu à Nancy mais c’était bien à filmer. […] et j’ai adoré filmer l’extérieur, par exemple, de la Porte de la Craffe, dans la scène de la baston. »

« J’aurais aimé aussi pouvoir filmer des acteurs lorrains, avec l’accent […] parce que je crois que c’est un accent qu’on n’entend jamais ; j’ai l’impression d’aller au cinéma depuis des années sans jamais entendre l’accent de chez moi. »

Virginie Despentes, propos recueillis par Raphaëlle Chargois, le 23 mars 2012

 « Ce n’est pas que personnel, ça fait vraiment partie de l’histoire que ce soit ici, que ce soit ma ville comptait beaucoup pour moi. Je voulais qu’il y ait quelques images de Nancy, parce que moi aussi je viens de Nancy ! Quand je suis revenue pour le tournage, j’avais annoncé à toute l’équipe que ça allait être dur, que c’est une ville rude, et en fait il faisait super beau, c’était super joli. Dans mon souvenir, j’en avais fait une ville beaucoup plus dure que ce qu’elle est. »

Virgine Despentes, propos recueillis par l’Est Républicain, le 9 mars 2012

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : la porte de la Craffe et la Synagogue de la ville
  • scènes à Maxéville (Meurthe-et-Moselle) : l’espace artistique « Le T.O.T.E.M.»
  • plans sur Nancy (Meurthe-et-Moselle) : panoramique sur la ville, quartier gare, pont des fusillés, etc.

Avec ce film, Virginie Despentes désirait explorer la culture punk. La réalisatrice alterne les scènes se déroulant dans les années 80 avec des scènes contemporaines. Le film nous décrit la rencontre de Gloria (Béatrice Dalle) et de Frances (Emmanuelle Béart) dans leur adolescence et dans leur vie d’adulte. Originaires de Nancy, les deux personnages sont séparés par la vie jusqu’à ce que Frances, installée à Paris, revienne dans l’Est de la France pour revoir son amour passé. Les flashbacks campent un territoire marqué par un contexte social et économique difficile : « Dans les années 80, Nancy faisait partie d’une région précocement touchée par la crise et il n’y a pas de punk sans crise. J’ai été marquée par tout ça, par la vision de Longwy, à 100 km de Nancy, avec ses rues entières désertées… En quelques mois, tout était terminé : une ville peut faire faillite. C’est très impressionnant quand tu es ado » (Virginie Despentes, dossier de presse du film).

Les scènes où se retrouvent les jeunes punks dans le film se situent dans les vieux quartiers de Nancy, à la Porte de la Craffe ou encore à la grande synagogue de la ville. Afin de garantir le réalisme de ses séquences filmiques, Virginie Despentes a choisi de tourner dans des endroits qu’elle a autrefois fréquentés et qui ont été marqués par ce contexte historique.

Artiste sculpteur, Gloria « porte une énergie de vie, destroy » et « vit comme elle en a toujours eu envie et c’est une grande richesse intellectuelle, émoti­onnelle et spirituelle » (Dossier de presse). La réalisatrice place son personnage au T.O.T.E.M. à Nancy, Art factory dédié à la création. Lieu unique dans l’Est de la France, le T.O.T.E.M. est une des dernières grandes « friches artistiques » du paysage hexagonal. Cet espace singulier, à la fois atelier et résidence d’artistes, réunit des territoires d’expérimentation et de liberté, des salles de spectacles et d’expositions, un bar et un club.

Dans le film, nous voyons Gloria évoluer dans un large domaine ouvert, composé d’un bar, de canapés et de zones occupées par les artistes. Ici, ce n’est pas tant la ville de Nancy qui est placée qu’un lieu particulier de celle-ci. La localisation de l’espace artistique n’est pas importante. En revanche, les spécificités du lieu sont choisies pour leur adéquation au personnage filmique et leur cohérence avec sa situation. Virginie Despentes ne donne pas les indices suffisants pour s’assurer la reconnaissance exacte du T.O.T.E.M. car ce qui compte n’est pas l’identification du lieu mais bien que ses caractéristiques soient intelligibles.

 

Synopsis : Gloria et Frances se sont rencontrées dans les années 80. Elles se sont aimées comme on s’aime à seize ans : drogue, sexe et rock&roll. Puis la vie les a séparées et elles ont pris des chemins très différents. Vingt ans après, Frances revient chercher Gloria…

  • Drame
  • Gare
  • Romance

L’Intouchable

L’Intouchable

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2006
  • Réalisateur : Benoît Jacquot
  • Scénaristes : Benoît Jacquot
  • Production : Sangsho, Arte France Cinéma
  • Distribution : Pyramide Distribution

« Je souhaitais d’abord que la musique indienne, interprétée par deux garçons extrêmement doués que nous avons rencontrés à Bénarès, soit annonciatrice du départ de Jeanne : c’est pourquoi les premières notes de sitar sont audibles dès la gare de Pont-à-Mousson, comme une invitation au voyage, un décalage dans le temps. »

Propos recueillis par Xavier LARDOUX, auteur du livre Le Cinéma de Benoît Jacquot

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) : la place Thiers, la gare SNCF et le bar « Chez Charly » au 7 avenue Camille Cavallier
  • mention écrite : logo Métrolor sur les wagons du train
  • mention sonore : “Pont-à-Mousson” (Meurthe-et-Moselle)

Le début de L’intouchable aurait pu se tourner dans n’importe quelle petite ville de banlieue car l’essentiel du film, à savoir la quête de Jeanne (Isild Le Besco), se passe en Inde.

 

Synopsis : Le jour de son anniversaire, Jeanne apprend de sa mère que son père est Indien, Hindou de l’Inde, rencontré en voyage. Un « Intouchable », lui dira sa mère.  Jeanne est actrice, elle abandonne les répétitions de Sainte Jeanne des Abattoirs mise en scène par son amoureux.  Pour partir en Inde, tout de suite, elle a besoin de fric, elle demande à son agent d’accepter un rôle de cinéma qu’elle avait refusé. On la voit jouer ce rôle comme un calvaire qu’elle s’inflige. Elle part. En Inde, elle cherchera son père, le manquera, le trouvera et le laissera. Elle revient.

  • Drame
  • Gare
  • Place

Une femme française

Une femme française

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1995
  • Réalisateur : Régis Wargnier
  • Scénaristes : Régis Wargnier et Alain Le Henry
  • Production : D.A. Films, TF1 Films Production, UGC
  • Distribution : UGC Distribution, Gaumont

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : la place Stanislas, la place Carrière, la basilique Saint-Epvre et la gare SNCF
  • mentions sonores : “Nancy” (Meurthe-et-Moselle)

L’ouverture du film débute en 1939 par la rencontre de Jeanne (Emmanuelle Béart) et de Louis (Daniel Auteuil), lieutenant d’infanterie, sur la place Stanislas de Nancy. Lumineuse, filmée sous le soleil, nous voyons que son revêtement est brut – pas de pavés – et que les véhicules circulent le long des bâtiments. Les dorures des portes et grilles brillent sous la lumière. Le réalisateur filme la place sous plusieurs angles de façon à ce que le spectateur identifie le lieu. S’en suit le mariage des deux personnages à la basilique Saint-Epvre dans la vieille ville. Tous deux originaires de Lorraine, ils y résideront le temps de plusieurs scènes avant de déménager pour Berlin. Enfin, la scène finale fait écho à la première : Régis Wargnier replace la place Stanislas au cœur de l’histoire pour clore son film.

Le territoire est donc déjà une insertion filmique contextuelle. Mais en analysant le rôle de Nancy dans le film, nous pouvons lui assigner une fonction diégétique narrative. En effet, le long-métrage est directement inspiré de la vie de la mère du réalisateur. Régis Wargnier investit Nancy, car c’est un territoire que sa mère a autrefois foulé. Les lieux répondent donc à un souci de réalité et sont symboliques aux yeux du cinéaste. Son récit filmique, marqué par les différents lieux qu’il explore, matérialise le parcours mémoriel dédié à sa mère. La ville de Nancy est indispensable à sa démarche créative.

 

Synopsis : Été 1939, Jeanne a 20 ans et épouse l’homme parfait, Louis, un lieutenant d’infanterie. Sans avoir eu le temps de profiter de leurs noces, ce dernier est envoyé au combat mais, capturé par les soldats du Reich, il passe cinq années dans une prison allemande. À son retour à la fin de la guerre, les jeunes mariés font des enfants et s’envolent vers Berlin. Malheureusement, la jeune femme n’est pas comblée par cette vie et rencontre alors Mathias Bennent, un allemand. Folle amoureuse, elle devra faire un choix déterminant entre sa famille parfaite et son indépendance.

 

 

  • Drame
  • Église
  • Gare
  • Place
  • Romance

L’Amour braque

L’Amour braque

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1985
  • Réalisateur : Andrzej Zulawski
  • Scénaristes : Andrzej Zulawski, Etienne Roda-Gil et Fyodor Dostoïevsky (roman)
  • Production : Sara films
  • Distribution : AMLF

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) : des rues du centre-ville, la place Thiers, la gare SNCF et la brasserie L’Excelsior (Meurthe-et-Moselle)
  • mention écrite : panneau d’affichage Nancy dans la gare (Meurthe et Moselle)
  • mention sonore : « J’ai pris mon service militaire à Nancy » (Meurthe et Moselle)

Dans le film L’amour braque, l’intrigue débute au cœur de Nancy. Quatre gangsters braquent une banque avant de rejoindre la gare et de quitter la ville à bord d’un train. Ici le réalisateur n’a pas précisé la géolocalisation de ces séquences filmiques.

 

Synopsis : Un gangster hystérique, une jeune prostituée et un être innocent vivent des rapports passionnés. Ils seront pris dans la tourmente d’un règlement de comptes implacable.

 

  • Drame
  • Gare
  • Place
  • Restaurant
  • Romance

Le train de 8h47

Le train de 8h47

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1934
  • Réalisateur : Henry Wulschleger
  • Scénaristes : Léo Marchès, René Pujol
  • Production : Les Films Alex Nalpas
  • Distribution : Compagnie Française Cinématographique

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Bar-le-Duc (Meuse) : les quais, la salle d’attente et la façade de la gare SNCF, le boulevard de la Rochelle, l’escalier des 80 degrés, l’esplanade du Château, la rue de l’Horloge, la rue de l’Armurier et la rue Chavée
  • plans sur le château de Commercy (Meuse) et à la gare SNCF de Lérouville (Meuse)
  • produits régionaux : le journal « L’abeille de Bar-le-Duc » et le journal « La mouche de Commercy » (Meuse)
  • mentions écrites : « Est », « Bar-le-Duc » (Meuse) et la bière « La Meuse »
  • mentions sonores : “Saint-Mihiel”, “Commercy”, “Lérouville”, “Verdun”, “Bar-le-Duc” (Meuse) et “Est

Georges Courteline a effectué son service militaire à Bar-le-Duc au 13e Régiment de Chasseurs à cheval. Dans son roman Le train de 8h47 publié en 1888, il situe l’action en région barisienne ainsi que dans le train qui circulait entre les gares de Commercy et de Bar-le-Duc. Lorsqu’il tourne l’adaptation littéraire de l’ouvrage, Henry Wulschleger, extrêmement fidèle à la diégèse du roman, place sa caméra dans les endroits précis cités par le romancier. Les scènes dans les rues, venelles et escaliers de Bar-le-Duc sont restées dans toutes les mémoires.

 

Synopsis : Le brigadier La Guillaumette et son acolyte le soldat Croquebol du 202e chasseur de la caserne de Commercy sont envoyés à Saint-Mihiel avec pour mission de ramener des chevaux égarés. Se trompant de correspondance, ils se retrouvent le soir à Bar-le-Duc. Et commence alors une épopée à travers la ville qui durera toute la nuit…

  • Château
  • Comédie
  • Gare