L’Auvergnat et l’autobus

L’Auvergnat et l’autobus

  • Nationalité : française
  • Année de production : 1969
  • Réalisateur : Guy Lefranc
  • Scénaristes : Maurice Chevit
  • Production : Filmel, Filmédis, Les Activités Cinégraphiques
  • Distribution : Compagnie Commerciale Française Cinématographique (CCFC)

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Riquewhir (Haut-Rhin)
  • scènes à Itterswiller (Bas-Rhin)
  • scènes à Strasbourg (Bas-Rhin) : plusieurs rues du centre-ville, la Cathédrale, le poste de douane près du pont de l’Europe, etc.

Le film fut tourné entièrement à Strasbourg, en Alsace. De nombreux plans montrent des sites touristiques de la ville. Le film évoque l’entraide des réfugiés de l’exode, en 1940, ou de nombreux citoyens du nord-est de la France se réfugièrent dans le sud, pour échapper à l’avancée de l’armée Allemande. Dans le film, Julien Brulebois hérite d’un riche industriel Alsacien, réfugié chez sa famille en 1940, et retrouve Lisbeth, une jeune réfugiée qui avait 6 ans en 1940, et dont la famille fut aidée aussi par la famille de Julien Brulebois. Des scènes sont aussi tournées à Kehl, ville Allemande en face de Strasbourg, en traversant le Rhin. (Wikipédia)

Capture du film.
Capture du film.

« Publicité ambulante pour la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), L’Auvergnat et l’autobus est l’un des nanars comme l’époque en produisait à la pelle. Intérêts majeurs de celui-ci : il permet une plongée dans le Strasbourg des années 1960 et restera comme le dernier film de Fernand Raynaud. »

Sources : Dernières Nouvelles d’Alsace – édition de Strasbourg – Pascal Coquis 04 août 2019

La Cathédrale de Strasbourg dans le film. www.kuriocity.fr
L’Église Saint-Paul dans le film. www.kuriocity.fr
La Petite France de Strasbourg dans le film. www.kuriocity.fr
Place de la République de Strasbourg. www.kuriocity.fr
La maison des Tanneurs. www.kuriocity.fr

Retrouvez d’autres photographies sur le site www.kuriocity.fr

 

Synopsis : Julien Brûlebois, brave paysan auvergnat, apprend qu’il est convoqué à Strasbourg pour toucher un héritage. Émerveillé par le fonctionnement de l’autobus qui le conduit de la gare au domicile de son notaire, il décide de l’acquérir. S’ensuit une poursuite ahurissante entre les agents de la régie des transports strasbourgeois, les capitalistes, le naïf paysan et sa lucide et sa jolie fiancée.

 

  • Comédie
  • Produit

La dilettante

La dilettante

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1999
  • Réalisateur : Pascal Thomas
  • Scénaristes : Pascal Thomas et Jacques Lourcelles
  • Production : Ah ! Victoria ! Films, Canal +, Euripide Productions, France 2 Cinéma
  • Distribution : Goutte d’Or Distribution

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • produit régional : la bouteille d’eau de Vittel (Vosges)

 

Synopsis : Pierrette Dumortier, femme de caractère mais velléitaire et sans défense contre l’ennui, décide un beau jour de tout quitter, amant, relations, fortune et Neuchâtel pour retourner à Paris. Elle s’installe dans le studio de son fils, plus surpris que ravi, quelque part en banlieue. Comment cette femme indépendante va-t-elle s’y prendre pour trouver une nouvelle vie, entre une passion subite pour un prêtre médiatique et une liaison avec un antiquaire qui la mènera en prison ?

  • Comédie
  • Produit

Les Visiteurs 2 : Les couloirs du temps

Les Visiteurs 2 : Les couloirs du temps

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1998
  • Réalisateur : Jean-Marie Poiré
  • Scénaristes : Jean-Marie Poiré et Christian Clavier
  • Production : Gaumont, CinéComic
  • Distribution : Gaumont

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • produit régional : la bouteille d’eau de Vittel (Vosges)

 

Synopsis : Un coup de théâtre interrompt les préparatifs du mariage de Godefroy de Montmirail et de Frédégonde de Pouille. On vient de dérober au duc, le père de Frédégonde, la dentelette de Sainte-Rolande, relique sacrée qui assure fécondité aux femmes de la famille de Pouille ainsi que tous ses bijoux. Ce sont Jacquouille et Ginette qui ont fait ce larcin et sont partis dans le présent. Il ne reste plus qu’une solution à Godefroy s’il veut réaliser son mariage et assurer sa descendance : repartir dans le présent, récupérer les bijoux, la dentelette et Jacquouille la fripouille.

  • Comédie
  • Produit

La grande boucle

La grande boucle

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2013
  • Réalisateur : Laurent Tuel
  • Scénaristes : Romain Protat, Lyes Belaïdouni, Yohan Lévy
  • Production : Fidélité Films, Bago Films, Wild Bunch
  • Distribution : Wild Bunch

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • produit régional : la bouteille d’eau de Vittel (Vosges)
  • mention écrite : la marque Vittel (Vosges)

 

Synopsis : François est un passionné du Tour de France. Licencié par son patron et quitté par sa femme, il part faire la Grande Boucle avec un jour d’avance sur les pros. D’abord seul, il est vite rejoint par d’autres, inspirés par son défi. Les obstacles sont nombreux mais la rumeur de son exploit se répand. Les médias s’enflamment, les passants l’acclament, le Maillot Jaune du Tour enrage. François doit être stoppé !

  • Comédie
  • Produit

Petit paysan

Petit paysan

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2017
  • Réalisateur : Hubert Charuel
  • Scénaristes : Hubert Charuel et Claude Le Pape
  • Production : Domino Films, France 2 Cinéma
  • Distribution : Pyramide Distribution

« J’ai grandi ici. Je reviens souvent, confie-t-il avant de s’élancer vers le village de Châtillon-sur-Broué pour fixer la scène suivante sur la pellicule. Je n’imaginais pas tourner ailleurs qu’ici. »

Hubert Charuel, propos recueillis par Mathilde Escamilla pour L’Union

Ce film a bénéficié du soutien à la production de la Région Grand Est (en partenariat avec le CNC), et de l’accompagnement du Bureau d’accueil des tournages Grand Est.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • produit régional : la bouteille d’eau de Vittel (Vosges)
  • film entièrement tourné en Haute-Marne : Lac du Der, Châtillon-sur-Broué, bowling de Saint-Dizier

Pour son premier long métrage, le réalisateur haut-marnais Hubert Charuel a choisi de tourner dans sa région natale. Avec ce film où il dépeint la vie paysanne d’aujourd’hui, il signe un premier succès, aussi bien public que critique.

Le film a été essentiellement tourné en Haute-Marne dans la ferme des parents du réalisateur.

Hubert Charuel, le réalisateur, est né et a grandi en région Grand Est, dans le département de la Haute-Marne. Fils d’agriculteurs, il choisit de poursuivre sa carrière dans le cinéma. Il débute une licence à l’IECA (Institut européen de cinéma et d’audiovisuel) de Nancy. Il est ensuite admis à la FEMIS en section production où il rencontrera notamment sa coscénariste Claude Le Pape avec qui il écrira ses premiers courts métrages. Après 2 ans et demi d’écriture ils terminent le scénario de Petit Paysan qui sera tourné dans la ferme de ses parents. Il réalise tous ses projets dans la Région Grand Est (Diagonale du vide, K-nada, Fox-Terrier), et est accompagné par le bureau d’accueil des tournages depuis ses débuts.

Une pluie de distinctions :

« Petit Paysan » a créé l’événement dans le cadre de la Semaine de la critique du festival de Cannes.

Également, « Petit Paysan » a été triplement primé au festival du film d’Angoulême : le jury, présidé par l’acteur américain John Malkovich, lui a attribué le prix du meilleur film, du meilleur acteur (pour Swann Arlaud, dans le rôle-titre) et celui de la musique (composée par Myd du collectif Club cheval).

Enfin, le film a reçu huit nominations aux César, entre autres, meilleur film, meilleur acteur masculin (Swann Arlaud), meilleur réalisateur et meilleur second rôle féminin (Sara Giraudeau). Finalement, Hubert Charuel a reçu le César du meilleur premier film, Swann Arlaud le César de meilleur acteur dans le rôle d’un jeune éleveur laitier confronté à la maladie de son troupeau condamné à l’abattage, Sara Giraudeau, qui joue sa sœur, vétérinaire, le César de meilleure actrice dans un second rôle.

Lors de la cérémonie, le réalisateur a adressé un vibrant message de soutien aux paysans après avoir reçu son César : « Je veux dire un mot pour tous les paysans et toutes les paysannes, dont je ferai toujours un peu partie. Être seul et se sentir seul sont deux choses différentes. Seuls, vous ne l’êtes pas : votre histoire, vos vies intéressent, le succès du film en est la preuve.» Les trois César à Petit Paysan ont été salués par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, qui y voit « un symbole fort au moment où l’agriculture est en pleine transition. Ce film, émouvant au possible, montre très bien comment un éleveur peut être tellement attaché à ses animaux qu’il recule sans cesse le moment où il doit affronter la vérité d’une maladie bovine. » (l’Est Républicain du 29 août 2017 et du 3 février 2018 )

Synopsis : Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur vétérinaire et ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver.

  • Drame
  • Produit

Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?

Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2014
  • Réalisateur : Philippe De Chauveron
  • Scénaristes : Philippe De Chauveron et Guy Laurent
  • Production : Les films du 24, TF1
  • Distribution : UGC Distribution

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • produit régional : la bouteille d’eau de Vittel (Vosges)

 

Synopsis : Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit… Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois. Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

  • Comédie
  • Produit

Les Visiteurs

Les Visiteurs

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1993
  • Réalisateur : Jean-Marie Poiré
  • Scénaristes : Jean-Marie Poiré et Christian Clavier
  • Production : Alpilles Productions, Amigo Productions, Canal +, France 3 Cinéma, Gaumont
  • Distribution : Gaumont

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • produit régional : la bouteille d’eau de Vittel (Vosges)

 

Synopsis : Comment en l’an de grâce 1112 le comte de Montmirail et son fidèle écuyer, Jacquouille la Fripouille, vont se retrouver propulses en l’an 1992 après avoir bu une potion magique fabriquée par l’enchanteur Eusaebius leur permettant de se défaire d’un terrible sort.

  • Comédie
  • Produit

Le fabuleux destin d’Amélie Poulain

Le fabuleux destin d’Amélie Poulain

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2001
  • Réalisateur : Jean-Pierre Jeunet
  • Scénaristes : Jean-Pierre Jeunet, Guillaume Laurant
  • Production : France 3 Cinéma, StudioCanal, Tapioca Films
  • Distribution : UFD

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • Boîte de Bergamottes de Nancy de Lefèvre Georges

Dans le film, Amélie tombe fortuitement sur les souvenirs d’enfance d’un petit garçon, souvenirs bien cachés dans une ancienne boîte de Bergamotes de Nancy. Rouge et or, elle est décorée de chardons, de croix de Lorraine et des grilles de Jean Lamour (Place Stanislas). À l’intérieur, Amélie y découvre une figurine de cycliste, une photographie du joueur de football Just Fontaine, un jeu de cartes, un couteau, quelques billes, etc. Ces trésors seraient des clins d’œil aux années d’études du réalisateur.

Capture du film
Capture du film

Synopsis : Amélie, une jeune serveuse dans un bar de Montmartre, passe son temps à observer les gens et à laisser son imagination divaguer. Elle s’est fixé un but : faire le bien de ceux qui l’entourent. Elle invente alors des stratagèmes pour intervenir incognito dans leur existence. Le chemin d’Amélie est jalonné de rencontres : Georgette, la buraliste hypocondriaque ; Lucien, le commis d’épicerie ; Madeleine Wallace, la concierge portée sur le porto et les chiens empaillés ; Raymond Dufayel alias « l’homme de verre », son voisin qui ne vit qu’à travers une reproduction d’un tableau de Renoir. Cette quête du bonheur amène Amélie à faire la connaissance de Nino Quincampoix, un étrange « prince charmant ». Celui-ci partage son temps entre un train fantôme et un sex-shop, et cherche à identifier un inconnu dont la photo réapparaît sans cesse dans plusieurs cabines de Photomaton.

  • Comédie
  • Produit

Un Amour de pluie

Un Amour de pluie

  • Nationalité : France
  • Année de production : 1973
  • Réalisateur : Jean-Claude Brialy
  • Scénaristes : Jean-Claude Brialy
  • Production : Lira films, Trae, Terra filmkunst
  • Distribution : StudioCanal, Astro Distribution

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Vittel (Vosges)
  • scène à Domrémy-la-Pucelle (Vosges) : la fontaine des Fiévreux
  • scène à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) : la Croix de Lorraine
  • plan à Vézelise (Meurthe-et-Moselle) : l’hôtel de la Pucelle
  • produits régionaux : le journal L’Est Républicain et la bouteille d’eau de Vittel (Vosges)
  • mentions écrites : la pancarte promotionnelle pour la visite de Colombey-les-Deux-Églises, le panneau d’entrée de la ville de Colombey-les-Deux-Églises et l’enseigne de la boutique « À la Croix de Lorraine » (Haute-Marne), l’affiche pour le cinéma de Vittel, le panneau d’entrée de la ville de Domrémy-la-Pucelle, les plaques d’immatriculation 88 (Vosges) et le panneau routier en direction de Verdun (Meuse)
  • mention sonore : « Oh tu sais Colombey… Mais les Vosges c’est pas mal. Le lac me fascine… »

Elizabeth (Romy Schneider) et sa fille Cécile (Bénédicte Bucher) passent leurs vacances à Vittel. Elles profitent de leur temps libre pour visiter la région, ensemble ou chacune accompagnée de leur amour estival. Parmi les visites les plus marquantes, Cécile et Georges (Mehdi El Glaoui) se rendent à Domrémy-la-Pucelle (Vosges) et passent un moment à la Fontaine des Fièvreux ; Elizabeth et Cécile s’arrêtent devant la Croix de Lorraine avant de boire un verre dans un bar de Colombey-les-Deux-Églises.

Le film « Un amour de pluie », réalisé par Jean-Claude Brialy et qui mettait en scène Romy Schneider, entre autres, a été tourné à Vittel entre juin et septembre 1973. Document fourni par la Maison du patrimoine de Vittel.
Romy Schneider sur le tournage du film.

Synopsis : Une mère et sa fille de 15 ans, partent en cure pour leurs vacances. La mère tombe sous le charme d’un Italien, Giovanni, tandis que sa fille s’amourache du cuisinier de l’hôtel, Georges.

  • Comédie dramatique
  • Fontaine
  • Lac
  • Produit

Main dans la main

Main dans la main

  • Nationalité : France
  • Année de production : 2012
  • Réalisateur : Valérie Donzelli
  • Scénaristes : Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, Gilles Marchand
  • Production : Rectangle Productions, Wild Bunch, France 3 Cinéma, Scope Pictures
  • Distribution : Wild Bunch Distribution, Moving Turtle

« Commercy est une commune située dans le département de la Meuse. La Meuse c’est la région de mon enfance. J’y ai passé toutes mes vacances petite car mes grands-parents (maternels et paternels) habitaient là-bas. Je connais bien les paysages lorrains et leur lumière, qui en automne sont vraiment magnifiques. Cela me faisait plaisir de retourner là-bas et de faire ainsi découvrir cette région à travers le film, région qui était si chère à ma mère ».

Valérie Donzelli (Dossier de presse du film)

Une production soutenue par la région Lorraine.

Présence de la région Grand Est dans le film :

  • scènes à Commercy (Meuse) : l’avenue Stanislas, le château Stanislas, l’établissement « À la Cloche Lorraine », le passage Saint-Patrice, la rue de la Paroisse, l’avenue Voltaire, la place du Fer à Cheval, la rue Colson, la rue du Dr Boyer, etc.
  • plans sur les côtes de Meuse
  • stock-shots sur la campagne meusienne
  • produit régional : boîte individuelle avec une Madeleine Royale de Commercy (Meuse) à l’intérieur
  • mentions écrites : boîtes postales « Commercy » et « Void-Vacon » (Meuse)
  • mentions sonores : “Commercy” , « né à Bar-le-Duc, 55 Meuse » , « Il faut que je rentre / Où ça ? / A Commercy / La ville des madeleines ? / Commercy, chic on va manger des madeleines ! »

Dans son film, Valérie Donzelli campe des personnages très différents qui ne pourront plus se séparer. Hélène Marchal (Valérie Lemercier), parisienne jusqu’au bout des ongles, rencontre Joachim Fox (Jérémie Elkaïm), originaire de Commercy (Meuse). Les deux premières séquences montrent les différences entre les protagonistes. Jojo apparaît sur un skateboard dans la forêt meusienne, au cœur d’une nature automnale vaste et calme. L’image est balayée de droite à gauche : nous découvrons un court plan de la tour Eiffel autour de laquelle volent une douzaine de pigeons. Ces vols en toute liberté vont contraster avec le plan suivant. Hélène et Constance (Béatrice de Staël) se confient l’une à l’autre, coincées dans un recoin exigu de l’opéra Garnier, filmées à contre-jour devant les grilles en fer forgé. Immédiatement, nous voyons en Jojo l’authenticité et la liberté alors que le personnage d’Hélène semble compliqué et complexé. Le spectateur fait connaissance des deux personnages principaux dès le début du film mais découvrira Jojo en profondeur lors des scènes se déroulant dans sa famille, à Commercy. La réalisatrice s’exprime sur le tournage de ces séquences difficiles à mettre en scène : « Je ne voulais pas jouer la province contre Paris, encore moins me moquer de cette famille, aux antipodes du monde d’Hélène. C’est délicat de ne pas avoir l’air de juger lorsque la majorité du film suit d’autres personnages qu’eux : en l’occurrence, Hélène et Jojo, à Paris ». Ici, les origines familiales de Joachim conditionnent son statut social qui vient en opposition à celui de son binôme Hélène (Valérie Lermercier), bourgeoise parisienne.

Par ailleurs, elle présente Commercy comme « la ville des madeleines ». Dès leur arrivée dans la ville, les Parisiennes du film se rendent au magasin « À la cloche lorraine », ancienne adresse de production du célèbre gâteau. La madeleine symbolise le territoire commercien et matérialise les racines familiales de Joachim. Dans la séquence finale, Joachim a déménagé pour New York ; il est donc loin de chez lui. Pour annoncer la naissance de son fils, sa sœur (Valérie Donzelli) lui adresse un petit colis : une madeleine « Royale » emballée individuellement et présentée dans sa boîte en bois au décor traditionnel. La réalisatrice met en scène un produit régional pour créer une allégorie de l’identité territoriale de son personnage.

 

Synopsis : Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.

  • Château
  • Comédie dramatique
  • Place
  • Produit